LIVRE II, ODE II
Le ciel voulut que cette gloire j'usse, D’estre ton chantre avant que d’estre né 1.
La bouche m'agrée,
Que ta vois succrée ; De son miel a peu 2: a Laquelle en Parnase
De l’eau de Pegase
Gloutement a beu.
Heureus celui que ta folie amuse,
Ta douce erreur ne le peut faire errer,
Voire & si doit 3 t’aiant pour guide, Ô Muse, Hors du tumbeau tout vif se deterrer.
Ton bien sans dessertes 4 Tu m'as donné certes
Qui n’eu jamais soin D'apprendre Îa lettre 5, Toutesfois mon mettre S’entend d’assés loin.
14. 67-73 Estre ton chantre | 78 Par ta faveur | 84-87 fexte primitif