Un soir, ma fievre naquit
chacun des couplets, lui donne tout à fait l’allure des chansons anté: rieures à l'école de 1550 (v. par ex. les Chansons du XV°® siècle, recueillies par G: Paris(Anciens textes), et les Chansons spirituelles de Marguerite de Navarre). — D'ailleurs, par son sujet, cette ode rappelle une célèbre bal: lade sans envoi de Froissart (Paradis d'amour), dont le refrain est : Sur
toute fleur j'aime la Marguerite. Mais je pense que le modèle de Ron-…
sard ici est une chanson de l’Amadis de Gaule : « Léonor, douce rosette, Blanche par sus toute fleur, Rosette freschette et doucette, Pour vous suis-je en grand'douleur.. », qui parut en 1541 dans la trad. du 2° livre par Herberay des Essars, et fut insérée en 1547 précisément dans ce recueil de chansons de Mellin de Saint-Gelais que Du Bellay a condamnées si dédaigneusement dans la Defence (IT, 1v, éd. Chamard,
p- 212) : même sujet, même style, même rythme, même nombre de.
couplets. Cf. Ronsard p. lyr., Introd., p. xLvur. Après Ronsard, J. de la Taille a écrit une odelette qui traite le même thème et a pour refrain : « J'aurai tousjours au cœur écrite Sur toutes