Epandera (éd. suiv. corr
1. Jean et Abel de la Hurteloire sont fort peu connus. Le premier semble avoir été condisciple de Ronsard au collège de Coqueret, si c'est de lui qu'il s’agit dans ces vers des Bacchanales de 1549 : To, voici Harteloyre, Dont la Gloire Monte au ciel d'un roide vol (Cinquième livre des Odes, 1° éd. 1552; 2° éd. 1553). Or cette forme du nom correspond äun fief de Touraine. Sur la famille tourangelle des Betz de la Harteloire, cf. Ann. Fléch., mai 1906, p. 189 et suiv. — Quant au personnage qui figure
dans ces Bacchanales sous le prénom d’Abel, c'est vraisemblablement IE
portier du collège, et non pas, comme l’a cru Blanchemain, Abel dela Hurteloire.
2. Ganymède, échanson des dieux de l'Olympe, répandra l’eau deson urue. C’est le Verseau, l’un des signes du zodiaque.
3. Ce début est imité d’Horace, Carm. HI, xvir, 9-13. L'inspiration de toute la pièce vient de l'ode à Thaliarque, 1d. I, 1x. Cf, Ronsard p. lyr., p. 568.
NIV LI RIZ
OR REZ NS NS Te; die LA) , SE ÉRSS
sant, (78 un?) Et pourquoi n’est elle suivie D’ébat & d’amoureuse
D.) à -HERSR ODES TETE
D'un vin de reserve, en la cave ù Par quatre ans au fust languissant 1.
Pourquoi te vas-tu meurtrissant, Pourquoi te gennes-tu toiméme ?
Tandis que tu es fleurissant Donte le soin horrible & bléme.
Assés tost la vieillesse extréme Te fera chanceler les pas,
Et davant le juge supréme
Des ombres, t’envoira là bas 2.
32. 84-87 Par trois ans au fust languissant 30-32. Bl a mélangé les leçons de 50 et de 87 et place à tort apr ès cave la virgule du vers 31. CR 33: 55-87 meurdrissant 34-40. 55-78 Et pourquoi gennes-tu ta vie, Tandis que tu es fleuris
envie? Ah pauvre sot (60-78 Pauvre chetif), ne sçais tu pas Qu'il ne fault qu'une maladie Pour te mener joüer (78 t'emmener mourir) là bas ? | 84-87 Pourquoi tourmentes-tu ta vie ? Tandis que tu es fleuri sant Pourquoy ne la rens-tu suivie D'esbat & d’amoureuse envie?. Pauvre abusé, ne sçais-tu pas Qu'il ne faut qu’une maladie Pour mener bien tost (87 faire ombre de) là bas, D'où jamais ne revient l pas ? Quelque chose qu'ici lon die, Ce n’est qu'horreur que letrespas (d ces trois vers ajoutés, les deux derniers sont guillemetés en 87).
1. Cetté strophe et la suivante sont directement imitées d'Horace Carm. 1, 1x, 6-8 et 13-18.
2. L'addition finale de trois vers-en 1584 s'explique par le système. strophique de la pièce (huitains de ballade enchaïinés par la rime), aussi, bien que le raccourcissement de la dernière strophe dans d’autres pièces. > Les derniers vers sont comme un point d'orgue ou un nœud d'arrêt du développement (cf. ci-dessus Odes, II, 113 ci-après Odes, IV, xvin, & ARE x).
à sx < : LIVRE II, ODE XV 217 ë&