‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 146 sur 359 · DE LA JEUNE AMIE D'UN SIEN AMI · texte numérisé non relu

DE LA JEUNE AMIE D'UN SIEN AMI

ODE xv »

Ta Genisse n’est assés drue, Aten que ses ans soient venus, Ne forte assés à la charrue, Ne pour le tâureau qui se rue

s Lourdement aus jeus de Venus?.

Aiïns meslée avecque les veaus,

Follatre d’une course viste,

Ou dessous les saules nouveaus

Se voitre à l'ombre, ou pres des eaus 10 Les flammes du soleil evite.

Jamais n’endure qu'on la touche, Fuiant à bonds comme un chevreau, [56 we] Comme un jeune chevreau farouche

ÉDITIONS. — Quatre premiers livres des Odes (IT, xv), 1550. — Supprimée en 1553. — Réimprimée dans l’éd. lyonnaise de 1502, Œuvres, t. Il, p. 424. — Recueil des Pièces retranchées, 1609, 1617, 1623, 1630.

Blanchemain (t. 11, p. 448); Marty-Laveaux (t. VI, p. 99).

9. 92, PR 1609-30, BI, ML Se veautre (texte rajeuni) 12. 92, Fuiant | PR 1609-30, BI, ML Fuyant (fexie rajeuni)

1. On peut penser qu’il s’agit d’une personne réelle, telle que la Ven dômoise Jeanne Desmons, courtisée par Maclou de la Haye, ou l'Ange-= vine Olive de Sévigné, courtisée par Joachim du Bellay, peut-être d'une jeune fille aimée par Ant. de Baïf, qui eut 18 ans en février 1550, ou par un autre condisciple de Ronsard à Coqueret. En tout cas, l’ami n'est certainement pas Jodelle, ni Belleau, ni Muret, ni Magny, ni Brinon, que Ronsard ne connaissait pas encore quand cette ode fut publiée.

2. Cette strophe et les quatre suivantes sont Ja paraphrase d’une ode d'Horace sur Lalagé, Carm. II, v, 1-15.

Page 1