breuvage
1. Cf. Hésiode, Théop., 820 et suiv.; Virgile, En. IV, 178 et suiv. (source très probable). — Cette strophe explique les quatre vers précédents : Denise, étant un autre Typhon, un second monstre que la Terre engendra pour se Sousse de la mort de ses fils les Géants, aurait dû tre foudroyée comme le fut Typhon lui-même. |
2. Idée tirée d'Horace, Epode v, 38. Cf. Epode xvu, fin. Sur la composition du philtre d'amour, cf. Virgile, Géorg. III, 2803; Tibulle, II, 1v, fin; Properce, IV, v, 18; Ovide, Amores, I, vint, 8; Ars amal. II, 10.
Nulle herbe, soit elle aus montaignes,
Ou soit el fille des campaignes, Ne deçeut onc tes yeus :
Que tu as cent fois derobée
D'une serpe d’airain courbée, Seule parlant’ aus cieust.
Le soir, quand la lune fouette
Ses chevaus par la nuit muette, Pleine de rage alors
Voilant ta furieuse teste
De la peau d’une étrange beste Tu t'élançes dehors 2.
Au seul souffler de ton haleine
Les chiens effroïés, par la pleine Aguisent leurs abois.
Les fleuves contremont recullent,
Et les fiers loups par bandes hullent Dedans l’obscur des bois 3.
32-36. ÿ5-87 Ou soit venimeuse aus campaignes (ef campagnes) Tes. yeus sorciers ne fuit, Que tu as mile fois coupée D'une serpe d’aira courbée, Beant (ef Béant) contre la nuit