LIVRE II, ODE XXVIN
Ores de peur, ores de bruit, & ore D'ire, & d’éclair, on le polist & dore.
Se Les autres, deus soufflets entonnent | Lesquels en leurs ventres enflés, Prennent le vent, & le redonnent Par compas aus charbons soufflés.
Le metal coulle, & dedans la fournaise LR Comme un etang se répand en la braise.
Un peu plus haut parmi les nues Enflées d’un vague ondoïiant, Le Pere ses fleches connues Darde aval d’un bras foudroiant.
35 Le feu se suit, & sacageant l’air, gronde Faisant trembler les fondemens du monde.
Entre l’oraige, & la nuit pleine e De gresle martelant souvent, = Le pilote cale à grand peine 40 La voile trop serve du vent, La mer le tance & les flots irés baignent!
De monts bossus leurs rampars qui se plaignent. [73 v°]
Les longs traits des flammes grand erre En forme de lances errans,
4 Lechent l’estomac de la terre Aus bords des fleuves eclairans,
26. 55-78 Qui dans leurs grands ventres enflés (sans wiro.) 36. 55-73 le fondement | 78 texte primitif.