LIVRE II, ODE XXVIII
Lui, dedans ses mouelles arses Avale un amour tendre & mol,
Et en baisant ce grand corps, fait renaistre Le beau printens saison du premier estre .
De l’Ocean l’image emprainte Contraint ses portraits finissans, D’asur verdoiant elle est peinte, Et d’argent ses flots blanchissans,
Où les Dauphins aus dos courbés i nouent,
Et en un rond ils follatrent & jouent.
Au meilleu de l’onde imprimée Comme grandes forests, on voit S’élever la navale armée Que Charles à Thunis avoit, Les flots batus des avirons qui sonnent En tournoïant murmurent & resonent 2.
Environné d’une grand’ trope
Son povoir le rend orguilleus, Trainant les forces de l’Europe Avec soi d’un bras merveilleus.
68. On litses dans toutes les éditions. — Je conjecture ces (cf. ci-apres
Odes, III, xxv, 116).
69. 78, PR 1623, BI, ML D’azur 70. PR 1609-1630, ML flots blandissans (/exle fautif) 72. 55-78 Et sautelans à mile bondsse joüent 73- 67-78 Au milieu 78. 55-78 Contre les flancs de cent barques resonent 80. 71-78 Son pouvoir | 55-78 orgueilleus