‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 196 sur 359 · Qui toute enfiée · texte numérisé non relu

Qui toute enfiée

25-28. 55-73 Mais moi à qui ton Apollon N'a donné si profonde veine, Je façonne avec grande peine Des vers indignes de ton nom

————— au début d'une ode liminaire écrite pour la Cosmograpbie du Levant de Thévet (1554). — La diversité des rythmes horatiens a vivement frappé Ronsard; en 1549, dans les Bacchanales, il louait l'art « divin » de son maitre Dorat, imitateur des « nombres divers » des lyriques anciens (BI: VI, 375-376). À cet égard il doit autant à Horace auteur des Carming qu'à Marot auteur des Psaues (V. mon Ronsard p. lyr., Introd., p. XXXVIN) j. Cf. Horace, Carm. I, 1, 17-25. Le

N. B. — On trouvera la table des Additions et Corrections à la fin du tome second. Mais nous croyons devoir dès maintenant transcrire, pour en faciliter la lecture, l’'anagramme et le distique grecs de Jean Dorat, qui sont au titre de la p. 41 :

3QZ ‘O TÉPIIANAPOZ

Ilézpos 6 Posvaxpdds prot 'evaiotuoy oùvoua xeirar,

Ge yap 0 Téoxavdpos, repbléporos te yéluc.

Le dernier mot du distique a été mal lu par Marty-Laveaux (Œuvres de Ronsard, t. II, p. 473). Anagramme et distique ont disparu à partir de la 3e édition des Quatre premiers livres des Odes (1555). Pour leur sens, voir la Breve exposition de quelques passages (ci-après, t. II, p. 203-204).

Page 1