LIVRE III, ODE X
Plustost levé qu’elle, & alors
Au son de la corne reveille
Son troupeau qui encor sommeille Desus la fresche herbe dehors 1,
Parmi les plaines découvertes, Par les bois, & les rives vertes, Paist le bestail, plustost courant Entre les fleurs Apollinées ?, Ou entre celles du sang nées Du bel Adonis, en mourant.
Au long des flancs des belles ondes
Les jeunes troupes vagabondes,
Les filles des troupeaus lacifs 4
De fronts retournés s’entrechocquent,
Devant leurs peres qui s’en mocquent
Au haut du prochain tertre assis. [8s r°]