L’aimé, par ce qu’elle entent
1. Horace, Ep. ad Pisones, 391 (sacer interpresque Deorum). Ronsard a souvent repris cette idée que les poètes sont des prophètes, des « ministres » et « interpretes » des Dieux (v. ci-dessus Odes, I, xvr, et Rousard p. lyr., p. 339 et suiv.).
2. Cf. Horace, Carm. I, xxx1. Ici Ronsard résume l’ode horatienne. Plus tard, il la développera, dans l’ode de 1560 Gaspar qui loin dePegase (BI. If, 253).
3. Pour cette strophe et la suivante, v. Chamard, op. cit., p. 87. Cf. R. H.L., 1900, p. 341, art. de Ch. Comteet P. Laumonier : Ronsard et les musiciens du xVI° siècle. $ :
La nature, de tout mere, Prevoiant que nostre vie = Sans plaisir seroit amere, | D'inventer elle eut envie La musique, & l’inventant
Alla ses fils contentant
Par le son, qui loin nous gette L’ennui de l’ame sujette,
Pour l’ennui mesme donter:
Ce que l’Emeraude fine
Ni l'or tiré de sa mine
N'ont la puissance d’outer.
Sus Muses sus, celebrez moi le nom Du grand Apelle immortel de renom, Et de Zeuze qui paignoïit Si au vif, qu'il contraignoit L'esprit ravi du pensif regardant A s’oublier soi mesmes, ce pendant Que l’œil humoiït à longs trais [r40 vo La douceur de leurs portrais. ES
C’est un celeste present
Transmis çà bas où nous sommes, Qui regne encor à present
Pour lever en haut les hommes :
Car ainsi que Dieu a fait
De rien le monde parfait,
2-73. 54-73 De la Musique eut envie, Et ses acords inventant 1. jo Sus muses (éd. suiv. corr.) 83. 71-73 Et de Zeuxe 88. 54-73 La douceur de ses portrais O1. 54-73 De terrestre faix exent
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