‹ Œuvres completes. avec introduction et commentaireChapitre 67 sur 359 · Le saint chapeau dessus la teste · texte numérisé non relu

Le saint chapeau dessus la teste

r. Pour la métaphore, cf. ci-dessus ode v, vers 23.

2. Souvenir de Virgile. Buc. 1, 67, ou d'Horace, Carm- E, XXXV, 20.

3. À Jean du Bellay le chapeau de cardinal, que le pape Paul HI li iccorda le 21 mai 1535. Cf. notre tome II, p. 120, note.

L’honneur ensemble abatu :

Ne laissant rien de valable Sinon un frere semblable Au portrait de sa vertu 2,

Sache que le sang de ceus-ci

Et leur race est la tienne aussi. É Mais repren l’arc, Muse, il est tens ; ; Guigner au blanc où tu pretens : = 4 Puis que sa louange foisonne

En cent vertus propres à lui,

À quoi par les honneurs d’autrui So Rempli-je ce que je lui donne ? 4 Sa gloire sufit pour borner 3

Les vers qui le veulent orner.

O bons dieus on ne sçauroit faire Que la vertu se puisse taire

Bien qu’on brule de l’obscurcir :

Maugré l’envie el’ se rend forte,

134. 50-71 virgule après race (éd. suiv. corr.) 2 L 136. 78-87 De tendre au blanc où tu pretens ra 145. $o virgule après obscurcir (éd. suiv.corr.) | 55-87 Bien qu'on ta 1 (et tasche) de l'obscurcir J 146. 55-60 Car maugré l'Envie elle est forte | 67-87 Maugré toute Envie elle est forte ca

1. G. du Bellay, seigneur de Langey, mourut à Saint:Symphorien-de= Lay, le 9 janvier 1543 (n.st.): cf. Rabelais, HI, xx13 IV, xxvIr Ses obsèques solennelles, auxquelles assistaient Loys de Ronsart et son fils. Pierre, eurent lieu au Mans le $ mars 1543 (L. Froger, revue La Pro vince du Maine, t. IX, juillet 1901; R. Charles, Rev. hist. et arch. du Maine, t. V, 1879, 1e sem, pp. 82 et 373).

2. Martin du Bellay, qui avait suivi la fortune militaire de son frère, fut sous ses ordres gouverneur de Turin (1540-43), hérita dela seigneu= rie de Langey, acheva les Mémoires de Guillaume et mourut en xr$s9 IL était roi d'Yvetot, par sa femme Ysabeau Chenu.

EPODE

Par une cheute subite E :

Encor je n’ai fait nommer E Du nom de Ronsard la mer Bien que Pindare j'imite : Ê Horace harpeur latin

Etant fils d’un libertin 2?

Basse & lente avoit l’audace, Non pas moi de franche race, Dont la Grace enfle les sons, Avec plus horrible aleine, Affin que Phebus rameine Par moi ses vieilles chansons.

Lequel m’encharge de chanter Mon Jouachim pour le vanter Entre ceus-là qui ont gouté De la fureur de sa bonté 5 :

173. 55-87 Dont la Muse enfle les sons è { 174. $5-73 Aveques plus forte aleine | 78 D'une masle & plus forte” haleine (vers faux) | 84 D'une plus courageuse haleine (vers faux; le texte de ML D'une courageuse est conjectural) | 87 De plus courageuse haleine M 177. $o-71 virgule après Lequel (éd. suiv. corr.) - EM 178. 55-60 Son Joachim, | 67-87 Son du Bellay (et Du-Bellay), 179-180. 55-87 Sur tous ses enfans qui ont bien Maché (et Masché).

du (67-73, 87 le) laurier Delphien

1. Allusion au début de l’ode d'Horace : Pindarum quisquis studet, aemulari (Carm. IV, ), dont la prédiction s’est réalisée pour notre poète lui-même, quoi qu'il en ait pu dire. SR

2. C.-à-d, d’un affranchi. Cf. Horace : libertino patre natum (Sas L vi, 6, 45 et 46). — Cest là « parler latin en français », comme dit Boi-. leau. ; < 3. La var. vient de Lycophron, qui appelle les poètes inspirés Ôz9vn= p&yot (Alexandra, 6). Cf. la chanson de 1553 : D'un gosier machelaurier

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