‹ Œuvres complètes, avec notes et commentairesChapitre 20 sur 46 · Bevenon^.. — La fête aVait cessé : esclaves · texte numérisé non relu

Bevenon^.. — La fête aVait cessé : esclaves

\ OtiTrier qai , sons le règne de Henri Vl , aspira au trône d'Angle^ . terre. Il prêchait Te'giditié , et partout la haine des jages et des sayans. ( Voyez, dans Ken(iyif deuxième partie, actes ly et y, comment Shaksprare a su le mettre en scène. ) . .

^ Achifjoiphel et la Fête d'Alexandre sent les deiix plus beaux moc-> ceauxjyri<|ues de Dryden , de la poésie anglaise e* de toutes les poésie» modernes.

CHA^T TBOISIËME. 255

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nains ^ dwseuses, tout était retiré. 'Lcy» récits dé TArabe, les cbapts du poëte^ ks derniers, accens du plaisir, tout venait d'expirer. *-^ La dame et son amant , laissés seuls , ^contemplaient les flocons rosés de nuages qui accompagnaient le crépuscule. — Je te salue, Marie! sur la terre etsuVles mers, la plus céleste heure du jour est la plus digue de toi !

102. ^ue Maria ! Ah î^bénie soit cette heure ! bénid le tems, le cliikat^^et le lieu où j'ai vu si souvent avec délice tomber sur la terre ce doux^ ce ravissant moment ! tandis que- se balaftçait la lourde cloche dans une tour éloignée , et que les derniers accens de Thymne du soir se faisaient . entendre ; quand le plus léger souf&e ne traversait pas les^irs embaumés, et que les feuilks de la foret semblaient eHes-mémes partager le recueillement universel.

1 03. ^ifé Maria , c'est l'heure de la priirej ^i^è Maria, c'est l'heure de l'amour ! -^i^e Maria, .e«-ce bien4oi que nos esprits contemplent suiprës de .Ion û\ê?'^ve Maria , que ta figure est belle ! quel charme dans tes yeux baissés aù*des8ûùflr di^la tbute-puissante colombe ! — Oui, bien que ce soit devant upe peinture que mes genoux fléchissent , — ce tableau n'est pas une idole , c^est une seconde elle-même. ^

104. Quelques casuistes trôjJ tendres ont bien voulu dire , dans une publicâftion anonyme, — que je n'avais pas de dévotion : mais que l'on mette ces personnes en prières à câté dé moi, -et l'on pouiTa décider qui de nous connaît mieux le droit dbemîn

da cieL Mes autels sont l'Océan e^t les montagnes, l'air , la terre , les astf^es^ — en Un mot « toua les onvragea du grand tOHt ^^ qui produisit l'ame.et doit un jour, Iqi recueillir.'. • . ;-'

105. Douce heure du. crépuscule ! r- Ah! com* l|ien jje t'aimtisxiàns rombrageuse solitude de pins % «t sur. Iq silencieux rivage qui borne 1^ foret de Ravenne^làdestacines. iiâmémoriales croissent où ve^ naient auparavant .S0 briser les flots de FÂdriàtique. Bois toujours .verts, y où s.'élevait la dernière forlerrésse d^s Céisars^ et que les récits deBoccace et les chants :deDryden çontribuaieût encore à mè rendre plus chers! .. - ,

it)6. Les perçantes ci^les^ citoyennes des pins , qui font de leuf existence d'un été une chanson goR'tinuelle y étaient , avec mes pas ^ cieux de mon coursier et 1^ cloche^ du so.ii*^ les. seuls échos qui pénétrassent dans^ le$ branches; jnes yeu\ alors se reportaient en esprit au spectre chassepr de la race d'Onesti'y à sa meute infernale ,'à leur chasse ? et à toutes Icis belles qui ^ par cet exemple, apprirent à ne pas 4*ebutér un amant fidèle ^ . •

' Ce bois de pins ^^appelle, k Kayenne, la Pignçta. (Voyez Boccàcs.)

^ y<$yez la cinq^aième journée , nouvelle tiii , an Décaméron. Nastagio degU Oùesti , amant de Pai^e des fiUes de Paolo Trarersaro^ avait dépeiisé (ofites éûs tichesseç aans parvenir ^ se faire aimer. Dan» sa douleur il s'éloigna de ^aveîme , avec la résolution de se tuer. A trois milles de la ville, il renvoie ses ^ens^ et, tout en rêvant, il entre dans la fo^ét de pins^ bientôt un grand ()ruit vient rompre sa ïéveriie ; une' belle femme, DueettiqsaBgUnitée; est poucsnivie tMu: un chetalier noit qair&tteiai>

107^ O Hespérus' ! tu donnes toutes les bonnes choses : -y k yhbipme harassé^ sa mai$on^ un repas à éelui qui £^^^aim; au jeune oiseau Faiieprovidente d^ sa mère ^ au boeuf chargé son étal)tedéait*ée. Tout le charme paisible qui se rattache à no%|ayers^ tout ce qu^ nos dieux domestiques nous rappellent 4e chçr se rassemble autour de. nou$.à ton preqiier regard : c'est encore tpi qui élèves renfant jiisqu'eiux mamelles de sa i]Qère, •. . , . ^

108. Heure suave I qui fais paître les regràt^ et attendris le cœur de ceux. qui tr^veirsent las mers^ quand ce jour-rlà ils'ont dit adieu, à leur^ doux amis ^ ou qui enivres d'amour le pèlerin , quand il intér-

im arradie le cœar et h donne h d^orer à ses chiens. Kastagid appï'cnd qae cette infortiineç ëtaiti, pendant sa vie, une ragrate, et qu'en punition de sa froideur, son ancien amant la ponisuiidahs oç lieu tous les yen- ' dredis. H s'empresse alors d'inyiter à une fiéte la famille . de^ Traversan pour le yendredi smT^t, et tandis qu'ils. sont k ttflç sops les pins delà forêt, le bruit de (a cha«se infernaWse fait entendre; le fantôme recommencé le n)éme.r.ëcit»,et la.trembl(mte Traversaro ^ trooWe elle-même , s'empresse d^offtir à Nastagio son amo^r^ ses faveurs çt sa main, ù Cette » peur, dit le conteur en terminant, ne fut se.ulem^nt occ^ipn de^ce bien : ». ains elle fut cause que tontes léii fenmiies dé Raycnne en>devmdrent si » paonreiwâs., qu'elles ont tomàoars fiité, depuis , pkscomj^aisan^S aux » Yonlèntés des hommes qu'elles a^AToient este iqpaf avant .* »

- ' ÇMc. tradactf de J^,'j^uhôme lis 'Maçon. )

* Evircpc f iravTtt ftpnçj ' tftpt<ç o'tvov f tpt^ttç cuy a , ftpttç /Aatçpi iro(c^«*

( Fragment de Sapko\ )

Autrefois nous nous servions du mot 'ùespreâ poiùr ^pnmtr cette heoie du jour qni pr4cèd9.1e soir.' On doit regretter que l'usage m loit perda.

rompt 8a marche au bniit lointain de la cloche des vêpres , qui semble déplorer le déclin du jour mourant ' ? -* ÏEstTce là «tue illusion que doive repousser notre raison? IjTon,. noiil.rien n^eip^re sans' que dans i» monde quelque chose ne pleuré. * . 409. Quand Tîéron périt par la sentence |a plus juste qui jamais ait détruit. ua destructeur^ au milieu d«» acclamations bruyantes de Rome délivrée , des nations affranchies et du monde eiidiantéj^ quelques mains cachées aUèrent cépândr^ des fleu^sur sa tombè^. Peut-être ces derniers honneurs atteS-*^ taient4]& la reconnaissance' d'un bienfait rendu. par

1 Gett» idée admirdïle n'est pas du siède de ByAu -, elle est trtfdaite dç Dante : c'est le début du chant .tiii ; Purgatorfo.

Era gia V ora che ntrolge 't disto , * A natnganti e* ntenerisce. il ^uôrè ' ' - . Lodi.cK han detto a* dolci dmici oâdio-; * • . £ che lô nuovo Petegrin ^ Mfnoae ' '' PungBf se ode-squiBàdi lorrtan»

'€%€ paju*l giorno plonger ehe si muore. . •

JtTant B^ôùy Gray avait , mais' sans le ^«/ emprunté & Dante la

même idée dans scm Oùne^f^ec^tf eam^^Tte; .

^ «c JEttéonen non defwenmt guiper Umgum tempm ternis œstii^is' » queflorihus pumulmn pjusomaKenu » (Suîtons, yïè ^de Nér0h,) MaUieurentement rhistQrien' laisse exvmite.tleTÎner que ce n^était p^ 1« regret de sa moirt qui portait, quel<pies Romains ^ honorer afaisi sa talémoire ^ mais la crainte j^il ne fût pas réellement mort, et quil ne revînt un jour se venger de ses ennemis : TÉglise elle-méne i long-tems partagé cette opinion( Jean Chrjsôst&me regardait Néron comme rMtechrist, et 'Augustin n^étàit pas éloigné de se ranger dur même ayis. Vingt > ans apirès ,1a mort 4e Néroti , on cf àignaif encore son retour «>( Voyes âuLpi^rius SBTBftur, Dialog. ii. — -.AtfGUSTiRuS; de Ci¥it, Dei^Vb, xx.)

ce malheureux prince dans le seul instant que le sceptre ne fut pas parvenu à corrompre.

110. Mais je suis dans les digressions. Quel rapport existè-t-il entre la conduite de mon héros et celle de Néron ou de tout afitre bouffon couronné comme lui ? le même à peu près qu'avec les hommes dé la lune. Certes il faudra réduire mon ouvrage à zéro y et je vais devenir Tune des nombreuses « cuillers de bois » de la poésie ( c'est sous ce dernier nom que nous autres collégiens aimions à désigner celui qui venait d'obtenir ses derniers degrés ' ). .'

111. Mon projet d'ennuyer les lecteurs ne sera jamais fort goûté. — On y trouve quelque chose de trop épique , et je «erai forcé ( en le recopiant ) de diviser ce chant en deux. D'ailleurs , à moins que je n'en avertisse d'avance, personne ne s'en apercevra, si ce n'est quelques habiles gens 5 et pour ceux-là même , cette résolution passera pour un perfectionnement louable ; car je prouverai qu'en cela l'opinion de la critique est celle d'Aristôte, passim. -^— ? Voyez « TloirrriTcrtç* » '

' A Hanrow, et dans plnsieurs aatnes grands coUëges d^Angleterre, les écoliers reçoiyent cheyaliers de la cuUler de bois , les ëtudians qui viennent de passer leur thèse. Cette cërëmome burlesque est rarement du ■ goût du récipiendaire. L'auteur veut dire ici que son poème aura le sort des tbèses de ces chevaliers ; qu'il sera qublié dès sa naissance.

CIjattt €luatrUme.

1. Rien y en poésie^ d'aussi difficile quun commencementj «i ce n'est peut-être la fin. Souvent, à rinstant même où Pégase va toucher le but ^ il se démet une aile et nous retombons à terre ^ semblables à Lucifer qui , pour avoir péché , fut précipité des eieux. Notre commun péché est également difficile à reconnaître ; ^'est l'orgueil qui flatte notre esprit dé l'espoir de monter aussi haut y et le sentiment de Qotre impuissance peut seul nous révéler ce que nous sommes.

2< Mais le tems qui dopne à tous les êtres leur véritable niveacu , mais la pénétrante adversité finir<Hit par démontrer à l'homme^ et peut-être au Diable— ( comme nous en avons l'eapérance ), que leur raison à tous deux n'est rien moins que vaste : nous nous abusons tant que les brûlans désirs pétillent dajis nos veines , — le sang jaillit alors trop rapidement \ mais quand le torrent s'élargit en appro-» chant de l'Océan^ nous calculons avec mesure la valeur de chaque én^otion passée.

3. Dans mon enfance^ j'avais de moi-même une haute idée que j'aurais voulu faire partager aux au-

tvcft : dans un âge moins tendre ^ j'eus lieu d'être satisfait ; les autres esprits reconnurent ma supériorité. Aujourd'hui , mes anciennes illusions tombent en feuilles desséchées ; mon imagination reploie ses ailes^ et la triste vérité, qui s'abat sur mon pupitre ^ donne une tournure burlesque à tout te qu'il y avait autrefois en moi de romantique ' .

4« Et si je ri& de toutes les humaines pensées ^ c'est que je ne puis pas en pleurer ; ou si je pleure , c'est qu'il n'est pas en notre pouvoir de retenir le naturel dans mie léthargie absolue ; c'est qu'il faut avoif plongé dans le cœur du fleuve Léthé ^ pour endormir les sentimens que nous redoutons le plus d'éprouver. Thétis baptisa dans le Styx son fils mortel *, une mère mortelle aurait choisi le Léthé de préférence.

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