DES MISÈRES ET FORTUNES HUMAINES
Aucuns d*une main vangeresse
Veulent par la mort esprouver, Si du mal qui tant les oppresse.
Pourront la guarison trouver.
Quelques autres venans de naistre, Avant qu'ils aillent rencontrant Ce qui malheureux nous fait estre, Sortent du monde en y entrant.
Mercure des mains de la Parque
Prend nos ombres, et les conduit Au bord, où la fatale barque Nous passe en Tetemelle nuict.
Où Minos juge inexorable, Toutes excuses déboutant^ La langue autrefois secourable De Torateur n'est escoutant.
Le chemin est large et facile
Pour descendre en Tobscur séjour,
Pluton tient son domicile
La porte ouverte nuict et jour.
Là gist l'œuvre, là gist la peine.
Ses pas de TOrque retirer, A Testroit sentier qui nous meine Où tout mortel doit aspirer.
Le nombre est petit de ceux ores,
Qui sont les bien aimez des Dieux, Et ceux que la vertu encores Ardente a eslevez aux cieux.
Jupiter tient devant sa porte
Deux tonneaux dont il fait plouvoir Tout ce qui aux humains apporte De quoy aisé ou tristesse avoir.
Qui a veu en ce vieil Poète,
(Et le voyant ne pleure lors) La trop tost ouverte boête.
Et les vertus volans dehors?
L'espérance au bord arrestée
Outre son gré demeure ici :
Puisque seule nous est prestée Gardons qu'ell' ne s'envole ajssi.
aLV»F-S COICPLiTEi DE j. DU BEIXAY