IX
...xpàva; *EXixa)v(So; ^v6eov Ofioip xb TTravoû tccoXou icptfaOev ^xo^ev ov^J^-
Inutile de dire que le cheval volant, le quadrupède ailé et le wrav6ç TcûXoç désignent Pégase.
— 43. Ce procès tant mené, etc.]. Horace {A, P., 77) :
Grammatici certant et adbuc sub judice Us est.
— 44. Lequel des deux, etc.]. Horace (A. ?., 408) :
Natura fieret laudabile carmen an arte Quasitum est.
DE L'oUVE 237
Vers 48. Fors], excq>té.
— 49. Car un petit sonnet, etc.]. Verba et voces. Virgile (Aen., X, 639) :
Dût inania verba ^ Dût sint mente sonum.
— 52. Du temps qu'elle courait], lorsqu'elle avait cours ; lorsqu'elle était à la
mode.
Vaut mieux qu'une Iliade]. Boileau avait peut-être lu cela lorsqu'il a écrit ;
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
— 59*60. Non comme en ces rêveurs qui rougissent de honte
Fors entre les sçavants desquels on ne fait compte.
Je ne comprends pas bien ces deux vers ; à icîaircir,
— 6$ . De masques ou de tournois]. On appréciait fort alors certaines pièces
qui portaient le nom de Mascarades, de Cartels et de Tournois. C'étaient de petites scènes entremêlées parfois de prose. Mellin de Saint-Gelais et Ronsard en ont composé plusieurs. On trouve dans les œuvres de du Bellay, sous le titre d' Entreprises, deux morceaux de ce genre.
— 74. Des mois durs], le mot dur est peut-être employé ici dans le sens de
rudiSy non encore poli par l'usage.
— 76. Distille], est coulant.
— 79. Qjielque nouveau...], c.-à-d. se présente-t-il...
— 80, On le tente], on l'épie, afin d'être fixé sur sa valeur.
— 82. Pour en donner plaisir], pour faire amuser la cour à ses dépens.
— 86. Le mener par le nez], le patronner.
— 93. Combien], quoique.
— 96. L'escole c'est la table]. Comparez le sonnet des Regrets : Tu t*abuses,
Belleau...
— 109. Entre les courtisans, etc.], Palladas, dans une épigramme charmante sur
un faux savant a dit de même (ArUhol, Palat,, XI, 305) :
*Ev |ilv 'xpoi\i.\i.(ixiyioU à nXaTcovixd; o?v Se IIXdtTcovoc Sotti^Ta Ttc 2|t}t§, '>[pa\i.\iLaxixhç iro iràXiv.
— 115. Qpe si tu n'en avais, etc.], Excuse ordinaire que les auteurs avaient soin
de faire valoir, au temps de du Bellay et plus tard, lorsqu'ils faisaient imprimer leurs ouvrages.
Vers 12$. Tel était de son temps, etc.]. M. Sainte-Beuve pense que cette tirade était â Tadresse de Mellin de Saint-Gelais.
— 128, La montagne enceinte]. Horace {A. P.^ 139) •
Parturiunt motUtSy naseitur ridicmlus mus.
Voyez Phèdre, IV, 18; La Fontaine, FableSy V, 10. Sa muse privée], estimée.
— 135. En offices], en charges, en emplois.
— 137. Bruit], gloire, réputation. Régnier a dit, satire IV :
Pallia dessus un livre, à Tappétit du bruit
Qpi nous honore aprez que nous sommes sous terre.
— 139. Aristarque], fameux critique d'Alexandrie.
— 145. Qui dédaignant, etc.]. Voyez plus loin la pièce traduite du latin de
Buchanan, intitulée V Adieu aux Muses.
Telles sont les notes et remarques que M. Reinhold Dezeimeris avait eu l'intention de mettre au bas des pages du Poète courtisan et de quelques pièces de recueil de ïOlive. J'en avais moimême au cours de mes lectures rédigé un certain nombre, dont je pensais enrichir le texte de Joachim, pour me servir d'une expression consacrée par l'usage, lorsque je m'aperçus que je m'étais rencontré le plus souvent avec les derniers annotateurs du poète. Cela étant, il me parut beaucoup plus simple de renvoyer le lecteur aux éditions de Becq de Fouquières et de Marty-Laveaux. C'est ce que je fais aujourd'hui.
Parlerai-je à présent de Tinvention de l'ode horatienne que Pelctier du Mans fit voir à Joachim pendant son séjour à Poitiers, et dont certains critiques, à tort selon moi, attribuent tout le mérite à Ronsard ? On me permettra de m'en tenir à ce que j'ai dit làdessus dans la Fie de Joachim; et quant à la métrique de notre auteur, je n'en toucherai que quelques mots, pour ne pas lui donner plus d'importance que lui. Car il a beau, dans sa Deffence et illustration insister sur les genres de poèmes qu'il convient d'a-
bandonner ou de mettre dans la circulation, il est visible qu'il n'est point tourmenté, comme Ronsard, du besoin de créer de nouveaux rythmes et de nouvelles formes poétiques. Le sonnet lui suffirait volontiers ; c'est le poème qui ^ ses préférences, qu'il a le plus marqué de sa griffe, c'est également celui où il est sans rival. Je ne crois pas en effet, qu'aucun poète en ait au même degré que lui fait craquer le cadre étroit et reculé plus loin le mobile horizon. Il y a fait entrer tous les sentiments de Tâme la plus impressionnable et la plus diverse : l'amour platonique ou vécu, les effusions de l'amitié fidèle, les regrets de la patrie absente, la honte et la colère de vivre au milieu des scandales d'une ville et d'une cour désordonnées.
Mais en bon disciple de Peletier, du Mans, Joachim a voulu montrer qu'il pouvait, tout comme son maître et comme Ronsard, chanter des odes, si l'on peut toutefois donner ce nom aux petites pièces élégiaques ou gracieuses qu'il a publiées à la suite de l'Olive, Et le fait est que ses stances à Salmon Macrin sur la mort de sa Gelonis, pour ne citer que celle-là, sont parmi les meilleures choses que les poètes de la Pléiade aient mises en vers de six pieds ; aussi bien, la pensée chez Joachim du Bellay s'adapte-t-elle avec le même bonheur, qu'elle soit triste ou gaie, mélancolique ou satirique, à toutes les mesures du vers, tant la langue qu'il parle est souple et facile. Ayant reçu du ciel le don du rire et celui des larmes, il passe d'une corde à l'autre avec une aisance qui sent moins l'art que la nature. . . Et voyez le rôle immense, le rôle unique qu'il joue dès le premier jour à l'avant-garde de la Pléiade. Non seulement c'est à lui que revient l'honneur d'avoir publié les deux premiers ouvrages en prose et en vers de l'école nouvelle, mais c'est lui qui acclimate le sonnet et qui vulgarise l'ode, de même que c'est lui qui fournira à Régnier et à sts émules le modèle de la grande satire dans le Poète Courtisan.
Son vers doux- coulant, abonde en phrases qui sont frappées comme des maximes et qui ont un accent tout à fait moderne.
Googl^
Rien n'est heureux de tous points en ce monde.
tithèses qui rendraient Victor Hugo jaloux :
*our allonger leur gloire accourcissent leurs ans.
5 à profusion et toujours justes, rarement banales :
Sus doncq, et qu*on essuyé Les pleurs et le soucy :
Le beau temps et la pluye S'entrecroisent ainsi.
Qjie sont devenus Les murs tant cognus De Troye superbe ?
Ilion est comme Maint palais de Rome Caché dessous l'herbe.
prouve que chez Joachim l'expression ne trahit is la pensée, c'est que les éditions successives de ses rment peu ou point de variantes. Il se moque, d'ailleurs, ; comme de Torthographe, qu'il abandonne à la fanimprimeurs... Tout cela réuni lui a fait une figure à
chœur de la Pléiade. Certes, il n'est pas le plus ird a plus de souffle et un vol plus soutenu, quoiqu'il is plus haut, mais Joachim est le seul qui donne l'imle improvisation continue et généralement inspirée, et )ar un phénomène peut-être unique dans notre littépour ainsi dire, contemporaine de la nôtre !...