CHAPITRE XXX VII
DES FIËVRES EXTRAORDINAIRES.
Nostre premiere diuision des fiéures a esté en ordinaires et extraordinaires, dont les premieres ont eslé exposées jiusques icy. Restent donc les extraordinaires seulement. qui pour le dire sainement, ne sont point nouuelles differences et especes de fiéures, ains sont les mesmes que nous auons expliquées, mais qui ne sont pas seulement accompagnées de leurs symptomes et accidens ordinaires, mais aussi d'autres qui sont plus estranges et plus extraordinaires, et pour la pluspart tous dangereux et mortels. A ces fiéures icy ie rapporte toutes celles que l’on appelle malignes, pestilentielles, contagieuses, purpurées, les tierces quotidianes et quartes pestilentielles, l'ephemere des Anglois, que l’on appelle idpoycücoy, les fitures epidemiques accompagnées de coqueluche, de pleuresie, peripneumonie, dysenterie pestilentielles et contagieuses : bref toutes celles qui ont quelquemalignité extraordinaire, desquelles toutesfois ie ne pretens
DES FIÉVRES.
point en ce discours parler plus amplement, d'autant qu’icelles fiéures se peuuent commodément rapporter à la peste, de laquelle nous auons fait valiure particulier ‘. C’est pourquoy
1 Il renvoyait déjà pour le même objet à son livre de la Peste dans le traité des Fiéures de 1575. Voyez ci-deyant la dernière note du chapitre 13.
ce seroit chose superflue que de vou” loir derechef m'’estendre sur ce suiet:
qu'on ait recours à mon discours particulier, et on trouuera dedans assez de matiere pour contenter l'esprit curieux du chirurgien. Et que cecy suffise pour la premiere partie du discours des fiéures, l’ordre nous appellant à la seconde partie.
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