CHAPITRE XX VII
DE L’'EXCESSIVE CHALEYR.
Ce n’est pas la moindre incommodité des febricitans que la grande chaleur et ardeur de tout le corps :
c'est vn symptome qui leur apporte de grandes impatiences. C’est pourquoy il faut donner au malade quelque consolation. Ce qui se fera premierementrafraichissantle plus qu’on pourra l'air de la chambre,changeant le febricitant de lict en autre, lui donnant à boire frais, mettant sur ses mains et bras des fueilles de vigne rafraichies en l’eau, luy donnant à tenir dans les mains des boules de
mées, des citrons trempés en l’eau, et autres telles choses. On luy mettra sous les reins vne peau de marroquin, ou vne piece de camelot, ou de bougran, mettant en son lict des linceux neufs , et vu peu rudes. Quelques-vns trempent des linges en oxycrat, dont on enueloppe les parties bonteuses.
Le reste gist à donner au malade des iuleps et apozemes que nous auons ordonnés à la soif.