‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 267 sur 602 · Aloës lotæ 3. ij. Croci 5. j · texte numérisé non relu

Aloës lotæ 3. ij. Croci 5. j

Myrrhæ 3.8.

Ammo. diss. in vino albo 3. j.

LE VINGT-QVATRIÉME LIVRE

Mell. ros. zedoariæ, santal. rubr. ana 5. j.

Boli armen. præp. 3. ij.

Corallirubri 3 f.

Caphuræ 9. $.

Fiant pilulæ secundum artem.

La dose pour se preseruer est en prendre tous les matins vne, et si on se veut purger, on prendra vne dragme au malin, qui est le temps le plus propre à faire les euacuations, à raison que le sang domine, et est en sa force et vigueur, aussi que les vertus sont reparées par le repos de la nuit, et que la digestion est faite. Ceux qui ont le flux des hemorrhoïdes excessif ne doiuent vser d’aucunes pilules où il entre de l’aloés, de peur d’augmenter le flux, et le faire trop grand et impelueux.

D’abondant, les anciens escriuent, qu’aprés la mort du roy Mithridates, On trouua par escritde sa propre main, en son cabinet, entre ses choses plus precieuses, qué si quelqu'vn prend deux noix de noyer seiches non moisies, deux figues, vingt fueilles de rue, et deux ou trois grains de sel pilés et broyés ensemble, et en mange la grosseur d’vne auelaine, puis soudain aualle vn peu de vin, et ce deux heures auant que prendre le repas, cestuy iour celuy qui en aura pris ne peut estre en danger de prendre aucun venin. Outre plus, ce remede est singulier à ceux qui ont esté mords ou piqués de quelque beste veneneuse, à cause de la rue principalement :

toutesfois les femmes grosses n’en doiuent vser aucunement, de peur de nuire à leur fruit !, principalement pour le respect de la rue, qui estant chaude et seiche au troisiéme degré,

1 Ce paragraphe se terminait ici en 1568; ce qui suit est de 1575.

DE LA

purge violemment l’amarry, et fait couler les mois promptement : dont estant substraite la nourriture à l'enfant, il est necessaire qu’il meure.

On eslira les remedes cy dessus mentionnés au goust de chacun, et les changera-on par fois, de peur que Nature n’en face habitude , et aussi pour la diuersité des temperamens:

et sion n’en trouue de l’vn, on prendra de l’autre.

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