‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 337 sur 602 · CHAPITRE XLIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLIX

POVR ARRÉESTER LE FLVX DE VENTRE.

Si on connoist le flux de ventre estre trop grand, et la vertu affoiblie, et que tel mal vint de Paffection de tous les intestins, alors le faut arrester : à quoy on procedera par remedes baïillés tant par la bouche que par clysteres, de peur que la vie du malade ne sorte par le siege. Parquoy on donnera à manger aux malades de la boüillie faite de farine de fourment , auec vne decoction d'eau en laquelle on aura fait boüillir vne grenade aïigre, berberis, bol d'Armepie, terre scellée, et semence de pauot, de chacun vne dragme.

Autre boüillie.

Prenez amandes douces cuittes en eau d'orge, en Jaquelle on aura fait estcindre des carreaux d’acier ou de fer ardens, puis

LA PESTE

pilez-les en vn mortier de marbre, et les faites en forme de laict d'amandes, et y adioustez une dragme de poudre de diarrhodon abbatis, à fin que l’acrimonie de l'humeur cholerique soit adoucie, et l’estomach corroboré.

Autre remede de merueilleux effect, lequel ie tiens de feu monsieur Chapeluin, premier Medecin du Roy, qui l'auoit comme grand sécret de defunct son pere, et proteste luy en auoir veu ordonner auec vn lres-bon succés.

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