‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 338 sur 602 · Boli armen. terræ sigil. lapis hæmat. ana 5. j · texte numérisé non relu

Boli armen. terræ sigil. lapis hæmat. ana 5. j

Picis naualis 5 j. G.

Coralli rub. mar. electar, cornu cerui ysti et loti in aqua plantag. ana 9.j.

Sacchari rosat. 3. ij.

Fiat puluis.

De laquelle le malade en prendra plein vne cuillier deuant le repas, ou bien auec le jaune d'vn œuf. On vsera de ce remede en prenant plus ou moins, selon que le flux sera grand ou petit 1.

1 Il m'a fallu ici rectifier le texte, qui varie suivant les éditions. En 1568, au lieu de la formule de Chapelain, on trouvait celle-ci:

« Autre remede de merueilleux effect.

« y. Picis naualis 3. j.

Boli armen. et lapidis hæmat, ana 5. ij, Sacchäri 3. i.

«Et de ce le malade en prendra plein vne cuillier deuant le repas. On vysera de ce remede en prenant plus ou moins selon que le flux sera grand ou petit.»

En 1575, ce remède fut remplacé par celui de Chapelain, avec les mêmes préceptes pour son administration. Mais en 1579 l'auteur ajouta la citation qui suit de Christophe Landré , et l’intercalation fut faite si négligemment, que cette phrase : on vsera de ce remede, ete., suivait la citation, et se rapportait conséquemment à la fente de chien, et non plus au remede de Chapelain, comme en 1575, Voilà ce que j'ai dû rectifier,

Abu

Christofle l'André en son Oecoiatrie louë grandement la fiente de chien qui ait rongé par trois iours des os,

Pareillement on peut faire manger deuant le repas de la chair de coings, ou mesmes des coings cuits sous la cendre, ou en compose: ou conserue du fruit de cornalier, et berberis confit, et quelquesfois aussi vu mirabolan, ou vne noix muguetlte rostie pour corroborer l'estomach. Il faut semblablement que le malade mange de bonnes viandes et de facile digestion, et plustost rosties que boüillies.

D'auantage, il conuient concasser vne grenade aigre auec son escorce, et la faire cuire en eau ferrée, et d’icelle en bailler à boire : ou de l’eau en laquelle on aura fait boüillir vne pomme de coings, neffles, cormes, ou meures de ronces, et autres sembla bles : car telles choses astreignent et consomment beaucoup d’humidités superflues du corps. On peut pareillement vser des syrops cy dessus escrils, comme de citrons, ribes, iulep rosat, et autres donnés auec eau ferrée.

L'estomachsera pareillementfrotté exterieurement d'huile de mastic, de noix muguette, de coings, demyrrhe, et autres semblables. Aussi on peut melire sur iceluy la crouste d’vn gros pain tiré vn peu auparauant du four, trempée en vinaigre et eau rose, ou vn cataplasme fait de decocion d'eau ferrée, roses rouges, sumach, berberis, myrtilles, chair de coings, maslic, farine de féues, et miel rosal.

Or si on voit que le malade iette des vers, on y procedera ainsi qu’il sera declaré cy aprés !, à fin de les

4 Cy aprés; c'est le texte de 1568, qui n’a

LE VING {-QVATRIÈME LIVRE

faire mourir, et ietter hors du ventre, Aussi on pourra vser de clysteres anodins, abstersifs, consolidatifs, restrictifs ef nutritifs, selon qu'on verra estre besoin. Et premierement, lors que le melade sent grande douleur de tranchées et contorsions au ventre, à fin de rafraichir l’acrimonie des humeurs, on pourra donner vn tel clystere.

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