‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 413 sur 602 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

DES SVPPOSITOIRES, NOVETS, ET PESSAIRES:.

Suppositoire est vne maniere de

tente (ayar: le temps passé eu figure

ringue ordinaire ;.:. Paré est le premier qui ait parlé de cette séringue perfectionnée et propre pour se donner soy-mesme vn clystere.

Mais il ne semble pas donner l'instrument comme de lui, et nous ignorons à qui est due cette modification.

Il est à remarquer que dans ce chapitre il ne parle que des seringues; toutefois, les chausses à clystere élaient encore en usage de son temps, et se trouvent mentionnées au chapitre 48 du livre de la Peste, Voyez cidessus, page 450,

LE VINGT-CINQVIÈME LIVRE

de gland, dont encore pour le iourd'huy elle retient le nom de glans!) qui se met au siege, à fin d’irriter le muscle sphincter à l'expulsion des excremens contenus és intestins. Ceux que l’on fait de present n’ont figure de gland, mais plustost de pessaire :

car on les fait ronds et longs, en forme de chandelle de cire, d’où vient que le vulgaire de Languedoc les appelle candelettes. -

Ils sont doux,ou mediocres,ou forts.

Les doux et mediocres sont. faits des poudres laxatiues, comme de biere, sel , et miel. Les forts sont composés des poudres de scammonée,euphorbe, colocynthe, et semblables, auec miel, ou ius d'herbes acres, ou fiel de bestes. Quelquesfois ils sont faits de seul.

sauon, souuent aussi des troncs de porée, ou de sa racine, aucunesfois d’'vn lardon.

Pour composer vn suppositoire, faut mettre pour vne once de miel, vne dragme de sel, ou de poudre irritante et laschante, comme il est facile à connoistre par les exemples.

S'uppositoire mediocre.

2, Mellis cocti 3. j.

Hieræ picræ et salis communis ana 5. f$.

Fiat suppositorium longum quat. digitor.

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