Argenti viui D
Aquæ fortis 1b.j.
Ponantur omnia in phiala, et fiat puluis, vt sequitur.
Vous prendrez vn pot de terre assez grand, dans lequel mettrez vostre matelas ou fiole, où seront contenus vostre argent-vif et eau forte, et entre l’espace de la fiole et le pot, faut mettre des cendres, tellement que vostre fiole soit tout enseuelie dedans, excepté le col : puis tout autour et contre le pot seront mis cendre et charbons ardens , et par ainsi
avait fait quelque reproche de ce genre à Paré, et qu’il sentit le besoin de se justifier. Je doute toutefois que sa défense satisfasse même ses plus grands admirateurs.
LE VINGT-CINQVIÉME LIVRE
ferez boüillir et euaporer vostre eau forte, sans craindre que la fiole se rompe : et l’eau estanttoute euaporée, ce que connoistrez qu’il ne sortira plus de fumée, vous laisserez tout refroidir : puis tirerez vostre fiole des cendres , au fond de laquelle trouuerez Vostre mercure calciné de couleur de vermillon , lequel sera separé de toute autre superfluité blanche, jaune ou noire : car la blancheur qui se concrée en haut est le sublimé, lequel demeurant auec la poudre, la rendroit douloureuse. Iceluy estant separé , le pulueriseras : puis le mettras enyn vaisseau d’airain sur les charbons ardens, le remuant auec vne spatule l’espace d’vne heure ou deux : car par ce moyen il perd vne partie de son acrimonie ou mordacité, qui fait qu’il n’est si douloureux en son operation.
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