‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 455 sur 602 · Radicis maluæ iunioris et bismaluæ ana AE · texte numérisé non relu

Radicis maluæ iunioris et bismaluæ ana AE

Coquantur in aqua salsa aut aluminosa, deinde siccentur in furno pro dentifricio.

Dentifrice humide bien experimenté.

2, Salis 3. vj.

Aluminis 3. iij.

Thuris, mastichis, sanguinis draconis ana 3. @.

Aquæ rosarum 5. Yj.

Distillentur in alembico vitreo pro dentifricio.

Les denlifrices seruent à polir les dents, mondifier, nettoyer, et confermer. Aucunesfois on en vse aux refrigerations et douleurs d’icelles, sonuentesfois aussi és vices de la bouche et genciues corrodées. Le temps de les appliquer est le matin , ou deuant et aprés le repas.

Les anciens sans artifice faisoient des dentifrices de bois de lentisque pour affermir les dents tremblantes :

ce qui se pratique encores journellement en Languedoc, où tel bois est frequent , et dont on en apporte en Cour pour les Seigneurs : à mesme effet pourroit seruir la myrrhe,ettout autre bois astringent. Nostre vulgaire se sert à ceste intention de caules de fenoil, et sans raison, veu qu'en telle plante n’y a aucune astriction :

parquoy ne peut estre choisie, sinon pour l'odeur agreable qui est en elle, et pour bien simplement se curer les dents.

LE VINGT-CINQVIÈME LIVRE

Page 1