Marcassitæ 3.ij
Bdellij, myrrhæ, styracis ana 3.j. f.
Ceræ flauæ et terebenthinæ quantum satis sit.
Fiant formulæ pro suffumigio.
Autre pour les restes de la verole.
2%. Cinnabaris 3. ij.
Styracis et benioini ana 3. j.
Cum terebenthina fiant trochisci pro suffumigio per embotum.
Nous vsons des parfums aux grandes obstructions du cerueau, vlceres des poulmons, à la toux ja vieille, en asthma, douleurs de costés, aux affections de la matrice, et autres affections des parties du corps. On parfume aucunesfois tout le corps, pour la curation de la verole, et esmouuoir sueurs: aucunesfois vne partie seule
LE VINGT-CINQYIÈME LIVRE
qui a quelque relique de ladite verole, et tels parfums sont faits de cinnabre, qui a grande quantité d'argent vif.
La maniere de parfumer est que la fumée soit receuë de l’emboucheure large d’vn entonnoir, qu’ils appellent Embotum, et expire seulement par le petit souspirail, à fin que la fumée ne soit dissipée , et soit seulement assise sur la partie affectée que l’on veut parfumer. Ainsi faut faire à la matrice, et aux oreilles. Aux parfums tant du cerueau que du thorax, faut ouurir la bouche, et prendrela fumée tant auec la bouche que par le nez:
et ontre faire tenir au dessus de la teste vn grand voile en forme de paesle, à fin que la fumée plus ramassée en soy face d’auantage d’impression el d’operation.
Les humides sont faits aucunesfois de decoctions d'herbes, souuentesfois d’vn seul medicament simple que l’on fait boüillir auec huiles ardentes, ou quelques marcassites aussi ardentes, lesquelles on fait esteindre en vinaigre, vin, eau de vie, et autre telle liqueur, à fin que soit leuée vapeur et fumée humide. Nous vsons de tels parfums aux affections scirrheuses, quand nous voulons astreindre, penetrer , inciser , desseicher, et resoudre. La maniere de l’ordonner est telle. ‘
2. Laterem vnum satis crassum aut marcassitam ponderis 1b. j.
Incandescat super carbones ignitos , deinde extinguatur in aceto acerrimo, effundendo interim paucam aquam vitæ, fiat suffumigatio pro parte laborante.
Les parfums faits de decoction d'herbes et autres medicamens sont peu differens des fomentations humides : car, quant à la composition,
DES MEDICAMENS.
n’y a aucune difference : mais l’application des fomentations humides n’est telle quedes suffumigations. Parquoy me contenteray Ge bailler seulement
vn exemple d’yne suffumigation humide :
Suffumigation pour l'oreille.
2%. Absinthij,saluiæ, rutæ, origani ana p. j. Radicis bryonæ et asari ana 3. £.
Seminis sinapi et cumini ana 5, ij.
Decoquantur in duabus partibus aquæ, et
vna yini albi, pro suffumigio auris cum emboto.
Il y a de telles suffumigations humides vniuerselles et pour tout le COTps, que nous appellons estuues
seiches, desquelles nous parlerons cy aprés.
EI