CANONS ET REIGLES CHIRVRGIQVES
Celuy qui a bien leu, et pour cela pense estre Braue Chirurgien, sans auoir assisté Aux operations, et lecture du maistre, Se trompe tout contant. et n’est qu'vn effronté: 34. :
Le baing resout, incise et retranche l’humeur, Puis aprés doucement prouoque la sueur, La froide maladie { aux vieils est fort rebelle, Aux ieunes elle n’est si longue ny cruelle.
Ceux qui sont par labeur bien souuent agités; Sont exempts de plusieurs sortes d’infirmités.
L'homme humide est nourri de bien peu d’alimens, Neantmoins plus qu'vn autre il vuide d’exeremens. 38:
Il faut tousiours donner au malade esperance, Encore que de mort y ait grande apparence.
Quoy que la maladie aye pris Vn long trait, Du malade ne sois eslongné ny distrait.
Changer de Medecins et de Chirurgiens, Souuent n'apporte rien que péine aux patiens.
La chaude maladie est beaucoup plus mortelle Que la froide , à raison du feu qui est en elle.
On estime la bouë és vlceres loüable ?, Qui blanchit, et qui est vnie et bien egaleÿ.
1 Ceci est le texte corrigé eh 1585. On ,. 53 Ici s’arrêtait l'édition de 1519, J'ai déjà lisait en 1579 : dit qu’en 1585 Paré avait ajouté à la suite La maladie froide aux vieils est fort rebelle, | de ces Canons deux paragraphes en prose
‘ i té us haut. Voyez la Texte de 1585, L'édition de 1579 portait: | AU 0nt été reportés pl }
note 3 de la page 642.
On estime és vlceres La bouë estre louable.
LE VINGT-SEPTIÉME LIVRE
TRAITANT DES