LIVRE DES FIEVRES recueilli de Galien, Fernel, et autres autheurs
et ilse composait de 15 chapitres dont voici les titres :
Cr. Ir.— Que c'est que fieure, et de ses causes. Ce chapitre à été disséminé par morceaux dans la préface et les chapitres 1°r et 2 de la premiére partie du livre actuel.
Cr. II. — De la fieure ephemere. — Il répond au ch. 7 de la première partie du livre actuel.
Cu. I, — Des fieures putrides, premierement de leurs causes et especes en general. — Répond aux chapitres 12 et 13 du livre actuel.
Cu. IV. — Les signes des fieures putrides en general. — Se retrouve tout entier dans un paragraphe du ch. 13 du livre actuel.
Cf, V. — La curation des fieures putrides en general. — Correspond au eh: 14.
Cu, VI. — Des fieures d’accez, et premierement de la quotidiane intermittente. — On en retrouve un court fragment au Ch: 17, et le reste au ch, 25.
‘Cr. VE, — Des fieures tierces d'accés où intermistentes. — Disséminé dans Fes chapi-
* tres 19,.20 et 2f du livre actuel: .
sein. l’ai trouué bon ! la censure de l’escole de Medecine de Paris,comme estant celle qui nourrit et esleue les plus beaux ésprits qui soient en la medecine, qui distribue la pure et la vraye doctrine d’Hippocrates et de Galien , et pour mon particulier, qui
Cu. VIII. — Des fieures quartes, — Correspond au chapitre 28.
Cu. IX, — Des fieures continues, de leurs especes et de leurs signes. — Correspond au chapitre 17.
Cu. X. — Cure de la fieure synoche putride.
— Correspond au chapitre 16.
Cr. XI, — De la fieure ardente, espece de tierce continue. — Correspond au chapitre 23.
Cr. XII. — Cure de la fieure quotidiane continue. — Correspond au chap. 26.
Cu. XIHE: — Cure de la fieure quarte continue. — Correspond au chap. 31.
Cu. XIV. — De la fieure hectique, et de ses differences, causes , signes et cure. — Correspond au chap. 35:
Cn. XV. — Pourquoy les accez des fieures intéermiléentes ‘Tetournent à certains iours, sçauoir des quotidianes tous Les iours, des tierces de trois en trois, des quartes de quatre en quatre iours, — Fait actuellement le chap. 18.
De ces quinze chapitres, sept seulement avaient été conservés en tout ow en partie dans l'édition de 1579 et les suivantes ; savoir, le 2e, le 3° et le 10° fondus dans le chapitre IE du livre des Tumeurs en general ; les 7°, 6° et 8° constituant les t° 24° et 35° du même livre (Voyez t.I:", pages 336, 341, 360 et 371 ) ; et enfin le 14° avait passé dans le livre des Playes en particulier, où il faisait le chapitre 34. (Voyez t. IL, page103: } Mais dans cette édition de 1579, il y avait eu dans ces chapitres conservés des modifications et des additions souvent importantes, dont Paré ne s’est plus souvenu en composant le livre actuel]; j'aurai soin de les signaler en temps et Heu.
1 Géci est le texte de Fédition originale; celles qui viennent.après ont mis : day trouüë bonne:
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m’a enseigné et donné ce peu de sçauoir que ie desire communiquer aux autres. Mais ie n’ay peu iamais gouster la reprimande de quelques- YDs, qui pour auoir plus d’enuie à ma reputätion que de bonne volonté de seruir au public, m'ont chargé de calomnie, accusé de plagiaire, et sans oùir mes raisons etprendreen bonne part mes desseins, Condamné d’ignorance et de temerité. Pour la prémiere,ie ne suis point si amateur de moy-mesme et si esclaue de mes perfections , que ie ne confesse ignorer beaucoup de choses en la medecine, que pour beaucoup de difficultés ie n’ayepris l'aduis de quelques medecins plus sçauans que ie ne suis, que ie ne me sois serui de leur conseil et de leur labeur, et que ie n’aye profité beaucoup en leur conference et commupnication. Mais pour la temerité, ie leur prie de croire que ie n’en suis non plus coupable , qu'eux ñe le croyént estre eh la censure qu’ils font de més intentions.
Car pour dire la verité, ce n’est ny l'ambition de paroistre docte ; ny l’enuie que ay de ietter de la poussiere aux yeux des medecins, que Fay entrepris ce discours des fiéures. Ç’a esté seulement le desir de profiter au public, de deraciner beaucoup d’abus qui se sont glissés dans la pratique des chirurgiens qui sont hors des grandes villes, et de rendre vniuersellement le chirurgien plus propre et plus instruit de seruir et soulager les medecins preséns , et d’aduertir les absens plus soigneusement et exactement des accidens qui arriuent aux malades. Car il est tres asseuré que le chirurgien ayant qüelque le-
gere et superficielle connoissance des fiéures, peut plus commodément que né le sçauroient faire les. gardes et
assistans des malades , aduertir le medecin de l’espece de la fiéure, et des accidens qui peuuent suruenir.
Mesme en l’absence du medecin , et en cas de necessité pressante et vrgente, il peut donner quelque allegement,empescher les inflammations des parties nobles, et destourner par quelque remede fait à propos et tiré par l'indication des effets et des causes des fiéures ; les symptomes qui iettent bien souuent les malades dans le peril de la mort. Et veritablement les fièures estans des accidens qui accompagnent ordinairement ou le plus souuent les dispositions contre nature que la Chirurgie entreprenä de guerir , comme sont les tumeurs, les playes, les vlceres , les fractures el les luxations : voire mesme que les fiéures entretiennent lesdites maladies et les empeschent de guerir, et que pareillement le plus souuent les-
| dites fiéures ne suruiennent que par
la douleur et autres accidens desdites maladies qui entretiennent les fiéures tandis qu’elles subsistent : on peut par là reconnoistre que la connoissance des fiéures et de leurs cau-
ses est tres necessaire au chirurgien.
1 Ce début a remplacé celui du premierlivre
| des Fièvres, dont on peut cependant recon-
naître aisément les idées. En voiei le Lexte :
Cf. I. — Que c’est qué Fieure et de ses causes,
« Apres auoir discouru des indications que
| doit tousiours auoir lé chirurgien methodi-
que et rationel deuant les yeux, ensemble de l'anatomie, il m’a semblé estre necessaire faire vn petit discours des Fieures : tant à fin qu’il ne manquast rien en ce nostre liure, dont le chirurgien peust receuoir instruction, tant aussi qu'ayant quelque legiere et superficielle cognoïssance d’icelles , il peust plus commodément que ne sçauroient faire les gardes et autres assistans ignarcs de Part, aduertir le medecin de l'espcce de la fieure
pi) LE VINGTIÉME LIVRE,
le demanderois volontiers à ceux qui blasment si opiniastrement mon dessein, que deuiendra vn chirurgien, lequel sera appellé à vn malade febricitant qui aura esté blessé à la teste , et qu’il trouuera en de grands vomissemens et en vn saignement de nez ? Comment connoistra-il que ledit vomissement et saignement de nez viennent de la fiéure et non de la playe, s’il ignore tout à fait la nature de la fiéure, et qu’il ne sache que ces accidens peuuent aussi bien venir de la fiéure que de la blesseure? Il ne sçauroit iamais s’esclaircir de ceste difficulté sans ceste connoiïssance, et ne pourra en asseurance traiter la playe et en faire son prognostic sans ceste lumiere.
C’est ce qui m'a induit à reuoir de nouueau mon premier traité des fiéures, et à l’'accommoder à la capacité des chirurgiens. Ie ne pretens pas par iceluy de les rendre capables d’entreprendre leur curation : elle doit
et des accidens qui seroient suruenus au malade : et mesmes à iceux en son absence, en cas qui requist prompt secours et sans delay, donner quelque allegement, contrariant tousiours tant qu’il sera possible, non seulement aux effects, mais aussi aux causes desdites fieures. Et veritablement les fieures sont accidens qui accompagnent ordinairement, ou le plus souuent, les dispositions
qui seront cy apres traictees : et les entre- :
tiennent et gardent qu’elles ne se peuuent guarir : semblablement souuent sont causes que les fieures interuiennent, pour la douleur et autres accidens, lesquels conuient corriger par leurs contraires, premierement que pouuoir oster la fieure. Par quoy il est bien necessaire au chirurgien cognoistre les fieures el leurs causes, qui seront icy sommairement traictees. »
C'était là alors tout le préambule, après quoi l’auteur entrait immédiatement en matière. Voyez ci-après la note de la page 74.
estre entierement reseruée aux Medecins nos Maistres : mais ie desire faire en sorte qu’vn chirurgien ne soit point surpris pour les accidens qu'elles apportent , et qu’il puisse estre capable de seruir le medecin qui ne peut estre present à la curation. Et de fait, que l’on remarquera que ie ne donne icy aucuns preceptes ny enseignemens du pouls ou battement des arteres, des signes et indications qui sont prises des vrines et des excremens du ventre, des vomissemens , rigueurs , frissons , tremblemens, et autres changemens qui accompagnent les fiéures , sans la connoissance desquels il est impossible delesguerirseurement,promptement et doucement. Maïs ie laisse cela aux medecins, me reseruant simplement à trailer ce qui est de la Nature, Difference, Signes, Curation, et Mitigation des symptomes des fiéures , ce que Yestendray vn peu plus au long que ie n’ay fait par cy-deuant, ma briefueté ayant esté cause que les nouices en la chirurgie n’ont peu receuoir le profit de mon œuure tel qu’ils se le proposoient.
Or à fin que nous gardions quelque methode en ce discours, qui oste l'obscurité et la difficulté du suiet que nous traitons, nous le diuiserons en deux parties : dont la premiere parlera de la nature, difference, causes, signes, et curation des fiéures, tant en general qu’en particulier :
l’autre donnera quelques aduis sur les symptomes et accidens d’icelles , tant à fin d’adoucir leur fascherie et importunité, que pour en soulager le malade. qui se trouue quelquesfois plus incommodé des symptomes que des fiéures mesmes. Mais deuant que passer outre, ie veux que l’on voye tout mon dessein racourci dans la
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figure suiuante, pour seruir non seu- | le iugement de ceux qui voudront lement d'indice à tout l’ouurage , | lire mon discours. mais aussy pour aider la memoire et
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