‹ Œuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 58 sur 602 · PREFACE AU LECTEUR · texte numérisé non relu

PREFACE AU LECTEUR

Amy lecteur, auois bien preueu que le traité des Fiéures dont r'auois

1 La chirurgie proprement dite est terminée; nous entrons dans la médecine, et je n'ai pas cru pouvoir mieux commencer que par le livre des Fiéures,qui, composé pour les chirurgiens et pour servir en quelque sorte de complément à leurs études , forme une transition naturelle aux autres livres purement médicaux.

Paré avait inséré un premier traité sur ce sujet dans la première édition de ses OEuvres complètes ; il l’avait mis entre l’Anatomie et le livre des Tumeurs en general; et nous avons vu dans notre Introduction, et il va rappeler tout-à-l’heure dans sa Préface les démèlés que cette hardiesse lui fit avoir avec la Faculté de Paris. Je dis hardiesse, et c’était en effet une innovation bien remarquable alors et trop peu remarquée depuis, que cette première tentative pour rallier la chirurgie et la médecine.

Dès l'édition de 1579, ce premier livre des fièvres avait disparu ; il n’en restait que quelques chapitres rattachés tant bien que mal à d’autres Livres ; el cette fausse indica-

autresfois fait voir quelque eschantillon, donneroit occasion à plusieurs de reprendre et blasmer mon dessein:

en ce que ie taschois d'instruire les

tion du catalogue, qu’on retrouve même encore dans la huitième édition :

Quant au liure des Fiéures, il a esté transporté et accommodé au liure des Tumeurs conte nature, pour mieux instruire le ieune chirurgien.

Et enfin ce ne fut que dans la huitième édition, en 1628, que parut pour la première fois Le Traicté de toutes sortes de Fiebures, tant en general qu’en particulier, auec les remedes et curations d’icelles, treuué dans les manuscrits de l'autheur par ses enfans. Ceci est le titre du catalogue ; le titre placé en tête du livre même est celui-ci : Ze trentiesme liure traictant des fiebures en general et en particulier : par Ambroise Paré de Laual, conseiller et premier chirurgien du Roy, treuué dans les manuscrits de l'autheur, et adiousté en ceste nouuelle edition.

C'est ce livre que nous allons reproduire.

Le premier, ou celui de 1575, était beau coup plus court et ne traitait pas non plus de tant de matières. J'avais pensé d’abord à le réimprimer en entier, comme j'avais fait

70 LE VINGTIEME LIVRE

Chirurgiens en vne maladie qui n’est . point de leur gibier, quinetouche en aucune façon l’obiet de la Chirurgie, qui est hors l’estendue d’icelle, et qui appartient proprement au Medecin. On sçait assez ce qui est arriué sur ce suiet, sans que ie m’estende dauantage, ou à respondre à leurs raisons, ou à m’excuser de mon des-

pour Lamaniere de extraire les enfans ; maïs, outre l’intérêt beaucoup moindre de cette reproduction, j'ai bien vite reconnu qu’elle ferait double emploi , presque tout le texte primitif ayant passé dans le livre nouveau.

Là où la rédaction différera sensiblement , je donnerai les variantes dans mes notes; pour le reste, j'indiquerai exactement les passages correspondants du texte actuel ; en sorte qu’au besoin on pourrait reconstruire en entier ce premier livre. Il convient seulement ici d’en indiquer la distribution générale. El avait pour titre :

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