‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 108 sur 515 · DE LA DVRETÉ DV VENTRE · texte numérisé non relu

DE LA DVRETÉ DV VENTRE

Au commencement des fiéures, le ventre deuient paresseux, à cause du repos que l'on prend dans le lict, et aussi à cause que le febricitant demeurantlong-temps couché sur le dos, il s'eschauffe le ventre , qui par après endurcit les humeurs qui sont contenues dans les intestins. Car la cause ordinaire de la dureté du ventre vient de la chaleur , qui desseiche les excremens, qui pour eslre ainsi espuisés de toute humidité résistent à la vertu expultrice des intestins.

En cest accident, il faut recourir aux clysteres emoUiens et refrigeralifs , et aux suppositoires. 11 faut donner quantité de bouillons au veau, et assaisonnés de bourrache, buglosse, cichorée, laictue, ozeille, endiue, sommités de maulues, au febricitant : on luy fera vser de pommes cuites, et de pru neaux auec leur ius, en attendant qu'on le puisse purger auec quelque bol de casse et auires doux purgatifs.

LE VINGTIEME LIVRE

Il y a vne autre cause de la durotc du ventre , c'est à sçauoir restoupement et obstruction du conduit cholédoque qui porte la bile dans les intestins, laquelle sert à irriter la vertu expul- -trice. Quand donc la bile ne coule pas aux intestins, ladite vertu expultrice dénient paresseuse, et par conséquent le ventre dénient dur. A ceste cause icy il faut des remèdes particuliers, lesquels nous particulariserons au chapitre de la iaunisse.

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