‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 109 sur 515 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

DE LA SVPPRESSION d'VRINE.

Des trois empeschemens qu'il y a à l'vrine, sçauoir de la dysurie, quand on a douleur en pissant, delà strangurle, quand on pisse goutte à goutte, et de r'ischurie , quand l'vrine est supprimée et arreslée, la dernière est la pire , et celle aussi qui vient plus ordinairement aux febricitans. Or telle suppression est ou critique, ou symptomatique. La critique, comme enseigne Galien, vient deuant les riguëurs, et est comme vn auant-coufeur d'vne crise qui se doit ifaire par les sueurs : les sueurs et les vrines àyans vne mesme matière. Pour la symptomatique,elle arriueou la vessie estant vnide, ou la vessie estant pleine. " '

Quand on reconnoisl en la suppression de l'vrine que la vessie est pleine, s'il n'y a tres-grande inflammation au col de la vessie, il n'y a rien de pins prompt pour soulager le febricitanl que la sonde creuse, laquelle si tost qu'elle est introduite, vuide rvrinc qui est retenue en la vessie. Que s'il y a inflamination et obstruction, ou à

la vessie, ou aux vreteres, ou aux reins, il faut recourir aux remèdes particuliers de ces maladies, desquelles tous les praticiens ont parlé fort amplement: c'est pourquoy il faut auoir recours à leprs linres.

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