‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 116 sur 515 · VINGT · texte numérisé non relu

VINGT

parties. Quelquesfois on leur fait prendre quelque chose par la bouche, comme deux doigts d'eau de vie, d'eau rose, de cannelle et de sucre meslés ensemble , et Infusés par l'espace de vingt-quatre heures. D'autres donnent simplement de l'hippocras ou du vin d'Espagne, ou de latheriaque dissoute dans de bon vin.

Il y a des fiéures continues où les malades ont presque tousiours les extrémités froides : à ceux cy, outre les linges chauds, on fait des douces frictions auec linges mollets, on frotte les cuisses et les iambes auec huiles d'amendes douces, de chamomille, de lis , de iasmin , à fin de rappeller la chaleur. On met dans le lict des bouteilles d'eau tiède à l'entour du febricitant , on lui met des grés chauds aux pieds, et à l'entour de luy. Quelques-vns les enueloppent auec des fourrures bien douces et mollettes, qui peu à peu font reuenir la chaleur.

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