CHAPITRE XXVIII
DE l'excessive CUALEVB.
Ce n'est pas la moindre incommodité des febricitans que la grande chaleur et ardeur de tout le corps :
c'est vn symptôme qui leur apporte de grandes impatiences. C'est pourquoy il faut donner au malade quelque consolation. Ce qui se fera premièrement rafraîchissant le plus qu'on pourra l'air de la chambre, changeant le febricitant de lict en autre, lui donnant à boire frais, mettant sur ses mains et bras des fueilles de vigne rafraîchies en l'eau, luy donnant à tenir dans les mains des boules de
ÉME LIVRE,
marbre et de iaspe, des laictues porn" niées, des citrons trempés en l'eau, et autres telles choses. On luy mettra sous les reins vne peau de marroquin, oii vne pièce de camelot , ou de bougran, mettant en-son lict des linceux neufs , et vu peu rudes. Quelques-vns trempent des linges en oxj^rat, dont on enueloppe les parties honteuses.
Le reste gist à donner au malade des iuleps et apozemes que nous auons ordonnés à la soif.