IL. Pomorum coctorum in lacté Ib. j
Buliri g . j.
Vilcllos ij. ouorum.
Aceli 5 • j- Fiat cataplasma.
Aucuns prennent vn fromage Irais escremé, battu auec huile rosat et farine d'orge : il reprime l'inflammation et sede la douleur. Autres prennent de la casse recenlement mondée, et la meslenl auec jus de cougourde ou melon. Autres prennent des fueilles de choux et d'hiebles, ou d'ache, ou les trois ensemble broyées auec vn peu de vinaigre, elles appliquent sur le lieu dolent. Les autres prennent de la semence de lin vue once, et en tirent mucilage auec bière: puis y adioustent huile rosat et farine d'orge, et en font cataplasmes. Autres prennent huile de pauot auec de la chair de citroiiille pilés ensemble, et l'appliquent sur la partie dolente.
1 Cette histoire de M. de Longemcau a étd intercalée ici eu 1579.
DIÎS G
Autre remède , pni' lequel a esté guari vu homme en Gasconijne , eu la ville de Basas, qui (luoit esté ajjligé de la goule fort lomjleinps, auec les plus estranges douleurs qu'on sçauroii excogiter : el n'a senti depuis aucune douleur.
Prens vne taille festîere grande, forte et espaisse, et la fais chauffer iusqiies à ce. que elle soit deuenue rouge, laquelle lu mettras dans vne autre tuille pareille en grandeur, toute froide, de crainte que le linge du lit où sera le malade ne sebrusle.
Puis tu rempliras la susdite tuille cliaude de fueilles d'hiebles, en telle quantité que la partie malade y puisse eslre posée, et demeurer dedans sans se brusler.Le malade en endurera la chaleur et suexir l'espace d'vne heure ou plus s'il peut , r'adiouslant cerechef des hiebles, après que les premières seront desseichées, changeant aussi de tuille reschauffée, si la première ne te semble assez chaude. Ces choses faites, la partie sera essuj'ée auec vn linge : el continueras lesdites esluues douze ou quinze iours le malin, Testomach estantàieun : et après la partie sera ointe du Uniment suiuant, estant vn peu chauffé :
Succi ebuli îb. j. fi.
Olei communis Ib. j.
Misceanlur simul elponanturin vase ficlili, cuius orificiumsit strictum admodum, et cum luto bene obturatum : postca bulliant in duplici vase cum vino ad médias diluto, per spacium deccm vel duodecim horarum : refrigerentur et scruentur vsiii , addendo vnctionis leniporc guUas aliquot aquœ vitœ.
Inungi polerit bis aut ter in die, longe à pastu.
Pareillement les racines et fueilles d'hiebles cuites en eau, pistées, et appliquées sur la douleur , la sedent.
VTES. 2 4 3
Semblabicment l'huile d'hiebles extraite en quinte-essence, est singulière pour seder les douleurs.
Or si la douleur estoit si rebelle qu'elle ne peust estre sedée par les remèdes susdits, et qu'elle fust intolérable, auec vne tres-grande chaleur et ferueurenla partie, tellement que les esprits fussent resouts et les forces abbatues, et que le malade tombast en syncope : il faut alors vser de remèdes narcotiques et slupefactifs , combien que par iceux la température de la partie soit dissolue, et la chaleur naturelle diminuée, voire esteinte, si on en vsoit trop longuement; neantmoins ils doiuent pluslost estre appliqués, que de permettre que tout le corps périsse de douleur intolérable.Leur vertu est de grandement réfrigérer et seicher, et d'hebeter le sentiment de la partie : et qui plus est,, ils espaississent et incrassent les humeurs subtils, acres et mordicans, comme est l'humeur cholérique. Si la matière estoit crasse et impacle en la partie , alors les faut euiter, ou pour le moins en vser auec grande discrétion, de peur d'induire stupeur.
Exemple d'un médicament narcotique, "if. Mica; panis sccalini parum cocli in lacté
"Vilellos ouor. numéro ij.
Opij 5. j,
Succorum solani, hyoscyami, niandragora;, portulaca;, semperului, ana § . j.
Le tout soit mesié ensemble, et eu soit appliqué dessus, et renouuellé souuent.
Prenez fueilles de iusquiamc, ciguë,
ozeille, de chacune vne poignée.
Lesquelles seront bouillies en oxycral, puis