CHAPITRE I
DES CAVSES DK LA PETITE VEROLLE, ET KOVGEOLLE.
Pour ce que la petite verolleet rougeolle sont corarae les postes, hérauts , et messagers de la peste , pro-
' Ce livre avait paru pour la première fois dans le Traicié de la peste , peiile verotle et rougeolle, de 1568 ; l'histoire de la petite vérole, de la rougeole et des vers comprenait ou chapitre 51 au 5i inclusivement, et l'histoire de la lèpre du 56 au 62 et dernier du livre. C'était donc comme un simple appendice au traité de la Peste ; aussi l'auteur commençait en ces termes le premier chapitre :
« Poiirce que nous auons auparauant déclaré que la petite verolle et la rougeolle sont comme les postes, etc. »
Et tout en retranchant quelques mots, l'auteur a encore laissé subsister dans le premier paragraphe du livre actuel des traces trop manifestes de la place qu'il lui avait primitivement donnée. C'est cii 1575 , dans la première édition des OEuvres complètes, que ce livre fut séparé de celui de la peste ,
uenant aussi du vice de l'air, et de la corruption des humeurs : outre-plus qu'en la peste s'engendrent des vers à plusieurs, il m'a semblé bon d'en escrire icy quelque chose, afin que par ce traité le ieune chirurgien soit plus amplement et parfaitement instruit en ceste maladie pestiiente 2.
et placé avant lui, entre celui de In grosseFerolle et celui des Morsures et Piqueures vénéneuses. Il se composait alors de il chapitres, qui en firent 12 en 1579 par la division du deuxième ; et deux autres out clé ajoutes eu 1585. Je ne parle pas d'un long article sur Ze* cm, placé en 1579 à la suite du troisième chapitre, et que j'ai renvoyé au livre des Monstres, d'où il avait élé en partie tiré. J'ai d'ailleurs exposé dans mon introduction quelle avait été pour Paré l'occasion de ce livre, ou du moins de la première partie. Voyez tome I<"-, page ccxxii.
2 A la suite de ce premier paragraphe, on lisait dans les éditions de 1568 et 1575 :
«Et en ceste petite addition icconfesseauolr imité en i)lusieurs endroits ce que maislre Simon de Valtamberl, homme prudemment versé aux bonnes lettres , Médecin de monseigneur le duc d'Alençon et de madame la