CHAPITRE VIIL
DES DIVEBSIONS.
Les diuersions sont bonnes etnecessaires , à cause que non seulement empeschent que le venin n'aille au cœur, mais au contraire elles l'attirent du dedans au dehors : et partant les ligatures fortes , faites aux bras , cuisses et iambes, sont bonnes. Aussi les grandes ventouses aliec grande flambe, appliquées sur plusieurs parties du corps. Pareillement le bain d'eau chaude , auec des herbes contraires aux venins, comme l'aurosne, le calament , rue , betoine , moulaine blanche, marrubium, pouhot, laurier , le scordium , l'ache , scabieuse, menthe , valerienne, et autres semblables. Aussi les estuues seiches, et y faire suer longuement le malade, prenant tousiours indication de sa force et vertu.
Or si le patient est grand seigneur, en lieu de bains et estuues , il sera mis dedans le ventre d'vn bœuf ou d'vne vache ^ ou d*vn cheual ou mulet , à fin de le faire suer, et attirer par ce moyen le venin au dehors : et quand ils seront refroidis, il sera mis dedans vn autre, et fera-on toutes autres choses nécessaires et requises en tel cas, et tout par le conseil du docte Médecin , s'il se peut trouuèr.
DES VÈNtNS.