‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 253 sur 515 · DE LA CHALEVB DES REINS · texte numérisé non relu

DE LA CHALEVB DES REINS

Pareillement pour d'auantage diminuer la chaleur des reins , on appliquera dessus de l'onguent réfrigérant de Galien recentement fait, y adioustant blancs d'œufs tres-bien battus, à fin que son humidité soit plus longuement gardée : et faut renouueller à chaque quart d'heure, et l'essuyer quand on en mettra d'autre : ce que l'on fera iusqu'à quatre fois : car autrement estant eschauffé en la partie, il ne refrigereroit pas, mais plustost augmenteroit la chaleur. Aussi on pourra vser du remède suiuant.

If. Aquarum rosarum ft. G.

Succi planlaginis §. iiij.

Albumina ouorum iiij.

Olei l'osacei et nenupharis ana § . ij Aceli rosati § . iij.

Misce ad vsum.

Les reins estans frottés del'vn desdits onguens , on appliquera dessus fueilles de nénuphar récentes, ou autres semblables herbes réfrigérantes , puis après vne seruietle trempée en oxycrat , et espreinte et renouuellée souuent.

Aussi le malade ne couchera sur lits de plume : aii»s luy sera mis par dessus vn mattelas, ou vne paillasse d'auoine, ou vn gros linceul de toile neufue ployé en plusieurs doubles, ou du camelot , de peur que la plume n'augmente d'auantage la chaleur des reins , et vniuersellemenl de tout le corps. On pourra aussi appliquer sur la région du cœur vn médicament

4^^ LE VINGT-QV.

refrig-erant et contrariant au venin, comme cesluysuiuant.

2£. Vngiienti rosali §. iij.

Olci iieiiu|)liaris g . ij.

Aceii rosali et aquœ rosa ana § • j- Theiiaca; 5. j.

Croci 5. ù .

LcscJilcs choses soient incorporées et fondues ensemble , et soit lait onguent mol, lequel sera eslendu sur vne pièce d'escarlale,ou sur du cuir, et appliqué sur la région du cœur.

Autre.

Theriacae optimae 3. j.

Succi acidi cilri el limonis ana §.6.

Coralli rubri, semin. rosar.rub.ana3. fi.

Caphuraj , croci ana g • iiij.

Incorporentur omnia simul : fiât vnguentum vel linimenlum.

D'abondant on fera pleuuoir par artifice, en faisant découler de l'eau de quelque haut lieu dans vn bassin, et qu'elle face tel bruit qu'elle puisse eslre enli^ndue du malade. El aussi luy faudra frotter doucement les mains el pieds, euitanl tout bruit en la chambre, de laquelle on tiendra les portes et feneslres closes, à fin qu'elle soit rendue plus obscure : aussi sera rafraîchie auec les choses prédites, euitant tousiours les odeurs chaudes, pi)ur-ce qu'elles nuisent beaucoup à la douleur de leste , causée de matière chaude.

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