‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 273 sur 515 · CHAPITRE XLVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVII

DES HEftlOURHOÏDES.

Si on connoist que la nature se voulust descharger par les hemorrhoïdes , elles pourront estre prouoquées par frictions et ligatures assez fortes faites aux cuisses et aux ïambes , application de grandes ventouses auec grandes flambes sur le plat du dedans des cuisses : aussi on mettra des choses chaudes et altractiues sur le siège, comme fomentations, et oignons cuits sous les cendres, piles auec vn peu de theriaque. D'auanlage , on frottera les veines hemorrhoïdales de linges rudes, ou auec fueilles de figuier, ou oignon crud^ ou fiel de bœuf incorporé auec vn peu de poudre de colocynlhe : pareillement y seront appliquées sangsues préparées et bien choisies, et pour le dernier la lancette , si les veines sont assez sorties hors du siège, et enflées et pleines de sang. Toutesfois si le flux n'est reiglé , mais excessif, il sera eslanché par les remèdes qu'auons déclarés pour arrester le flux menstruel.

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