‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 303 sur 515 · DISC · texte numérisé non relu

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grands troupeaux. Quant à moy , ie croy que c'estoient plustost des daims ou chéures de ce pays-là , et non des licornes.

Philostrale en la vie d'Apollonius Tyancus, chapitre 1. liure 3. dit , qu'aux marests voisins du flcuue Phasis se trouuent des asnes saunages, portans vne corne au front, auec laquelle ils combattent furieusement comme taureaux : de laquelle corne les Indiens font des tasses qui garantissent l'homme de toute sorte de maladie le iour qu'il y a beu , et s'il est blessé ce iour là, il ne sent aucune douleur. ÏD'auantage il peut passer par le traiiers d' vn feu sans se brusler nullement ^ Mesme il n'y a venin ny poison beu , ou autrement pris , qui lu y puisse nuire : et que pour ceste cause il nV a qUeles Rois quiboiuent dans lesdites tasses : de fait que la chasse desdits asnes n'est permise qu'aux Rxîis tiu i^ys : et dont ou dit qu'Apollonius , philosophe graue , regarda curieusement ceste beste saunage , et auec grande admiration considéra sanature. Quoy voyant Damis, luy demanda s'il croyoit ce (Ju'on di- Soît de la vertu desdiles tasses : le ïe croii"ay,dil-il , quand i'etilendray que le Roy de ce pays sera immortel. Resjpotose qti'é îe délibère d'oresnauant faire à tous ceux qui me demanderont si ie croy ce que l'on dit des vertus de la corne de Licorne.

1 ■Crbijez ce^orteitr. — A. P. — Celte note ne s^ lit que 'dans l'édition tle 1682.

l'RS

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