CHAPITRE XI
ELEPHANT DE MEiti
Hèfctôr BoetiUs ^ âU liUre (ju'il a fcscfit de la description d'Escosse, dit, que l'âUimàl duquel cy aptés suit l'effigie , së Homme Eléphant do met,
Taureau de la Floride; lé tout, texte et t)latiche, ettiprUhlô âù livre des Monstres de
1 J'ai gardé cette phrase blien que supprimant la figure, parce qu'elle indique la source où Paré l'avait puisée. Tout ce paragraphe, avec une figure qui suivait, était extrait du livre fies Monstres de 1579 ; il débutait alors d'une autre manière :
« Allans le long de la coste d'Arabie sur la mer rouge , se descouure l'isle nommée des Arabes Cademothc, en laquelle vers le quartier qui est le long de la l-iUicre de i'Iaie , se Irouue vne beste que les saUuagcs appellent Pyrassoupi, etCi » *
et plus gros qu'vn éléphant : lequel liabile en l'eau et en la terre, ayant deux dents semblables à celles d'vn eiophant , par lesquelles lors qu'il veut prendre son sommeil , il s'allache et pend aux rochers, et dort si profondement, que les mariniers l'apperceuans ont le loisir de prendre terre, et le lier auec de grosses cordes en plusieurs endroits. Puis meinent vn grand bruit , et luy iettent des pierres pour le resueiller : et lors tasche à se ietter comme de couslume auec grande impétuosité en la mer.
Mais se voyant pris, se rend tellement paisible que l'on en peut facilement ioùyr: l'assomment, et en tirent la graisse, puis l'^scorchenl pour en faire des courroycs , lesquelles parce qu'elles sont fortes et ne pourrissent, sont fort estimées * : et encores plus ses dents, que par aftiflce ils dres.^ent et creusent, et les vendent pour corne de Licorne, comme on fait celles du Rohart et de TElephant.