‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 403 sur 515 · C50 CANONS ET REIGLES CHIRVRGIQVES · texte numérisé non relu

C50 CANONS ET REIGLES CHIRVRGIQVES

Celuy qui a bien leu , et pour cela pense estre Braue Chirurgien, sans auoir assisté Aux opérations, et lecture dumaistre, Se trompe tout contant, et n'est qu'vn eCfronté.

Le baing résout, incise et retranche l'humeur, Puis après doucement prouoque la sueur.

La froide maladie i aux vieils est fort rebelle , Aux ieunes elle n'est si longue ny cruelle.

Ceux qui sont par labeur bien souuent agités, Sont exempts de plusieurs sortes d'infirmités.

L'homme humide est nourri de bien peu d'alimens , Neantmoins plus qu'vn autre il vuide d'excremens.

Il faut tousiours donner au malade espérance, Encore que de mort y ait grande apparence.

Quoy que la maladie aye pris vn long trait. Du malade ne sois eslongné ny distrait.

Changer de Médecins et de Chirurgiens , Souuent n'apporte rien que peine auxpatiens.

La chaude maladie est beaucoup plus mortelle Que la froide , à raison du feu qui est en elle.

On estime la bouë és vlceres louable 2, Qui blanchit, et qui est vnie et bien egale^.

1 Ceci est le texte corrigé en 1585. On lisait en 1579 :

La maladie froide aux vieils est fort rebelle.

» Texte de 1585. L'édition de 1570 portait : On estime és vlceres la bouë eslre louable.

3 Ici s'arrêtait l'édition de 1519. J'ai déjà dit qu'en 1585 Paré avait ajouté à la suite de CCS Canons deux paragraphes en prose qui ont été reportés plus haut. Yo)ez la notes de la page 642.

LE VINGT-SEPTIÈME LIVRE

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