‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource] (volume 2)Chapitre 65 sur 515 · IVRES · texte numérisé non relu

IVRES

ventre , ou par flux d'vrines , ou par sueurs, ou par vomissemens, ou par flux de sang: mais cela n'aniiie point que dés le quatrième iour on n'ait apperceu dos signes de coction dans les selles et dans les vrines. Que si après auoir veu les signes de coction au quatrième iour, il suruenoit quelque crise au sixième , il faut la tenir pour suspecte et pour imparfaite, qui ameine après elle, ou la recidiue , ou la mort

rament et complexion , abondans en beaucoup de sang , et iceluy iustemenl meslé des quatre humeurs. Ceste heure est de peu de durée : d'autant que le sang par sa pourriture dégénérant en bile ou melancliolie , fait inconlinent vne autre espèce de heure, sçauoir tierce ou quarte continues. »

Celle description difTère beaucoup de celle du livre actuel ; mais on en rclrou v era les principaux traits au chapilre 17, lequel, ainsi qu'il a été dii, correspond au chapilre 9 de l'édition de 1575.

1 Ce paragraphe semble correspondre à un passage du chapilre 10 du livre primitii; toutefois la doctrine n'en est pas exactement la môme. Voici le texle de 1575 :

« Sur loul il faudra espier le quatrième iour: car si lors apparaissent quelques signes de concoclion , la ciise se fera le scj lieme iour, et ce par flux de ventre, ou ^omissement, ou vrines , ou sueurs , et principalement par hœmorrhagie : cl lors ne faudra rien remuer d'auantage , ains laisser faire Nalure son deuoir, selon son chemin qu'elle aura pr s. Que si au contraire il n.'ap» paroisl aucun signe de concoclion ny de crise, il ne faut rien entreprendre dnuantage, de lanl que tel malade est déploré : quelle manière de gens Galien défend d'atlouchcr. 1)

La première de ces deux phr.iscs avait été reproduite dans le chapitre 1) du livre des Tumeurs; mais la deuxième y est supprimée; et on voit enlin comme s'explique le texte délinilil".

110 LE VINGTIÉ

Nous voyons quclqucsfoisque ceste fleure se termine par vue quantité de macules et de taches rouges qui apparoissent par tout la corps, et sont cause que l'on l'appelle pour lors pemphygodes, purpurée, ou fiéurc de pourpre, qui est ordinairement fort périlleuse, et qui ne se termine gueres que dans la seconde ou troisième sepmaine. Auxenfans ceste ûéure est souuent accompagnée de rougeolles et veroUes.

Page 1