DV DELIRE OV RESVERIE
Il y a deux sortes de délire et de resuerie : l'vne qui est essentielle , et qui vient de l'inflammation des membranes du cerueau , et l'autre n'est que symptomatique. Nous n'ententendons point parler de la première , mais seulement de la seconde, qui est excitée par des vapeurs et fumées chaudes et acres, qui sont enuoyées au cerueau des parties inférieures où est allumée la fiéure. Ce délire icy quelquesfois n'est que passager, et paroist durant la vigueur des accès des fiéures intermittentes : aulresfois il est fixe et permanent , et pour lors il est à craindre qu'il n'ameine la phrenesie. Au reste, il est parfois gay et ioyeux: quelquesfois sérieux et seuere , et pour lors il est plus à craindre : car c'est signe qu'il se fait de vapeurs beaucoup plus noires et plus acres.
Quand nous voyons la resuerie des febricitans perseuercr , il faut promptenient recourir aux remèdes.
On aura donc recours aux clysteres acres, aux frictions, aux ligatures
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des cxiisses ^ aux bains des pîeds et des iambes , à la saignée le pied en l'eaU , que les Arabes recomrààndenl cOttirile vn rertiedo Ires-propie à ce mal. Cependant on ne négligera point les topiqaes, cohime frontaux rarraîcMssanset hurtieclans-, embrocà'tîotrs auec oxyrhodinum sur toute la testé qu'éh rasera auparàuaiit, les vetitouses stti- les lombes et sur les espatiles atiec searificalion, les sangsu'es, là saignée des veines des tethpl'es ', l'oûtierUiï'e de l'artère qui est tout contre les oreilles , les (Docîiets où îeùnes coqs blancs fendus en deux par le dos, et appliqués tous 'chaiids suV la teste trois heures durant : les poulmons tous cfiàuds des îeuué* âigb'èaux ou chéureaux tués sur l'heure, pareillement appliqués surla leste, étiïifihilé d'aûti'és remèdes, le lôiië ^i-'à'rtd'èment eiitre lesprînci'p^aViX tes 'cbôfes qui foïit dortnir', l'ànt à càus'e que d'ôrdirtaire lés veillés àccompûgWe'n t le délire, 'qïi'e pôttr à'utant que le soin'tneîl est sôuùerài'ii VelVig^e'ralî'f du ceruetiù.