Floris aeris, aluminis rocbœ, mellis com. ana 5 . iij
Aceti acerrimi § . v.
Salis communis § . j.
Vilrioli romani 5 . C .
Sublimatl puluerisati 3. ij.
Bulliant omnia simul ad ignem, fiât vnguentum.
S'il est besoin, on le fera moins fort. Auec l'application dudit egypliac, faut mettre sur toute la partie affectée cesluy cataplasme, lequel empe.sciie et prohibe la putrefaclion , resoult, deterge, desseiche, et sede la douleur.
COMIÎVSTIONS r.T GANGRliNES. 12 1 9
%. Far. fabar. bord, orobi, lenl. lupinor. ana Ib . fi .
Sal. comm. cl mel. ros. ana 5 . iiij. Succi absinth. marrub. ana 5 . ij. C> . Aloes, mast. myrrhœ et aquee vitœ ana 5- ij-
Oxymelitis simplicis quant, sufficil.
Fiat calaplasma molle secundura artem.
Galien, liure 3. De la composilion des medicamms, ordonne faire cataplasme pour prohiber la pourriture des gangrenés , fait de farine d'orge et lexiue ' : aussi le capital des cautères est fort propre. Lesdits remèdes consomment , resoluent et détergent la sanie virulente et matière pourrie : et pour leur grande siccilé et ténuité d'essence, penjetrant au profond, empeschent la putréfaction, sedent la douleur, et roboreut la partie : ce qui est plus nécessaire en tel cas.
On doit aussi appliquer au dessus du mal vn tel ou semblable defensif, pour obuier et reprimer la descente des humeurs , et garder que les vapeurs pourries esleuées de la putréfaction ne montent au cœur, ou aux parties supérieures et nobles.
if. Olei rosali, myrt. ana § . iiij.
Succi plantaginis , solani , semperuiui ana 5 . ij.
Albumina ouor. numéro quinque.
Boli armenici, terrœ sigillatae subtiliter puluerisatœ, ana § . j.
Oxycrali quantum sufficit.
Misce ad vsum dictum.
L'on en pourra faire aussi d'autres ayant pareille vertu : mais faut noter que cesdits remèdes se doiuent renou-
1 Cette citation de Galien ne date que de 1579 ; et ce qui suit sur le capital des cautères est une addition de 1685.
LU DIXIKME LIVRE,
ueller sonnent >. Car lors qu'ils sont froids refroidissent la partie, qui est languide à cause que sa chaleur est prosijue suffoquée : et partant il y faut souuent appliquer linges chauds, ou bricques, ou bouteilles remplies d'eau bouillante, à fin deroborerla chaleur natxu'elle qui est presque du tout esteinte. Et ne faut prendre indication si la gangrené a esté faite par inflammation , mais de la disposition qu'elle aura laissée en la partie.
Or si le mal est si grand qu'elle ne veut céder aux susdits remèdes, faut venir à d'autres plus vehemens et Anoîens, qui sont les cautères actuels.
Apres l'application desquels Galien, au second à Glaucon^ commande que ius de pruneaux auec sel pilé et dissout soit mis dessus : à cause que tel remède pénètre et seiche fort , et par ce moyen empesche la pourriture.
D'auantage, si lesdits cautères ne profitent, il est besoin venir à l'extrême, qui est faire amputation de la partie, suiuant le dire d'Hippocrates 2 : Aux maladies extrêmes conuiennent extrêmes et derniers remèdes. Toutesfois on ne doit ce faire,que premièrement l'on n'ait certaine connoissance si la parlie est totalement morte. Car ce n'est petit cas de couper un membre , s'il n'est plus que nécessaire. Parquoy ie te donneray entière et infaillible connoissance des parfaites mortifications et sphaceles, par les signes cy après déclarés.
Le membte infect d'vne playe incurable Se doit couper, que le sain il n'accable,
Ovide s.
1 La fin de ce paragraphe a été ajoutée en L'.Sô.
a Aph. 6. liu. 1.— A. P.
5 Cette citation d'Ovide est encore une addition de 1585.