CHAPITRE VIL
DE l'vlcere DOVLOVREVSE.
Souuent à raison desdites intemperatures l'vlcere est fort douloureuse.
Pour à quoi remédier, on aura recours aux remèdes susdits, et où la douleur perseuereroit, et ne voudroit obéir à iceux, on passeroit aux narcotiques. Tels sont les cataplasmes faits ev /'olija inandragorai, syinphy., hyo-
scymni, solani, cicutœ, et olcis eiiisdem , ausquels on adiouste oleum papaueris, mundragorœ, opium, vnguentum populeum, et autres semblables descrits au liure (ieslMmeurs, parlant de la douleur.
Mais si telle douleur suruicnt pour quelque malice et virulence d'humeur , lequel souuent corrode et ronge la chair et bords de l'vlcere , ne pourra estre appaisée par remèdes anodins ny narcotiques, ains au contraire augmentera de plus en plus, estant d'auantage irritée par remèdes doux et gracieux, que s'ils estoient plus forts. Parquoi pour appaiser telle douleur, faut auoir recours aux remèdes forts et catheretiques : car aux maladies fortes, faut vser de forts remèdes. Parquoi il sera appliqué sus l'vlcere vn plumaceau, chargé et couuert de nostre iEgyptiac fortiflé tout pur, ou bien vn peu d'huile de vilriol, ou d'vn mondificatif , auquel on aura adiousté poudre de mercure. Tels remèdes ont vertu d'obtondre et abbatre la virulence et malice de l'humeur qui entretenoit la douleur : ce pendant tout autour d'icelle , seront mis remèdes réfrigérants , craignant que la douleur causée par le remède acre ne face fluxion à la partie.