CHAPITRE XVil
DES VIXEnES DES dBEII-T.ES.
II aduient vlcero an conduit de l'oreille , ou par cause externe , comme coup, cheute, ou pour vue aposleme.
De telles viceres souuent sort grande quantité de matière, qui adulent non de la propre ylcere , estant petite et en partie spermalique, mais de la descharge de tout le cerueau.
Pour la guarison , faut auoir esgard à la cause antécédente qui peut entretenir l'vlcere , laquelle pourra eslre diuerlie par purgations , masticatoires et errliines : comme
"îf. Mast 3. j.
Staphisag. et pyrethri ana 3 . j.
Cinamom. et caryophyll. ana 3. G .
Fiant maslicat. quibus manè ante pastum Ytatur.
Errhine.
If. Succl béton. mercurial. meliss. ana§ .C .
Vini albi 5 . j.
Misce, fréquenter naribus attrahantur.
Quant aux remèdes topiques, faut euiter toutes choses onctueuses et huileuses , comme a noté Galien, liure 5. rie il/eï/i-orfe , disputant contre vn Thessalien, lequel vsant du teirapharmacum à vne vlcere d'oreille, de iour en autre la rendoit plus purulente et felide : et en fin Galien la guérit avec les Irochisques d'Andronius dissoults en vinaigre , desquels la composition est telle.
■jf. Balaust. § . ij.
Aluminis 3. j.
Atrarnenli sutorij 3. ij.
Myrrhti; 3.j.
Thuris, arislolocli. gall. a;ia 3. ij.
Sal. amino. 3. j.
F.xcipiantnr omnia melicrato , et fiant trochiaci.
Galien aumesmelicu dit auoirgueri telles viceres inueterées de deux ans, auec scoria ferri mise en poudre trésstibtile, et en après cuite aUëc vinaigre bien fort , iusques à ce qu'elle soit deucnue espaisse comme miel.
Pour corriger la pourriture qui sOrt des oreilles, le fort vinaigre et flel de bœuf incorporés ensemble, et instillés dedans vn peu tiedes : la merde de fer subtilement puluerisée en vinaigre tres-fbrt , puis bouillie ^ seichée et appliquée ausdites viceres, les desseiche à grande meruellle : ce qu'on voit par expérience.
Que si la botie et sanie ne pouudit estré euacuée, il faudroit la tirer par une seringue propre , dite Pyoulcos , comme tu vois par ceste figure.
Pyoulcos.