PES BANDAGES
Il faut quelesconipresscset astelU's (>ml)rassent toute la parlio fracturée : toulesfois aux os iug-ulaires , et aux costes , et aux vertèbres , cela ne se
pitre 6 du Liure des fractures de l'édition de 1564. Il semble toulel'ois qu'alors il n'était pas aussi nettement fixé sur la position à leur donner avant d'appliquer le bandage, et qu'il l'appliquait parfois dans une position qu'il se réservait de changer plus lard. Voici le texte :
Le membre ainsi bandé, notre art commande le.iituer en sa fiqnre conuenable et accoustumée, à fin que le patient y puisse longuement durer : laquelle figure se trouuera louable et bonne si les muscles sont en leur lieu et le vlus haut qu'il sera possible, toulesfois sans douleur : ce qui se fera si le membre est tenu en figure moyenne. Folio 44. ,
On retrouvera cette recommandation de la figure moyenne répétée au livre actuel des fractures , chapitre 4 (voyez plus bas, page 303) , et il n'est pas facile de concilier cette règle générale avec l'extension absolue conseillée pour les fractures de la cuisse et de la jambe. C'est que la grande autorité en cette matière, après Hippocrate, c'était Galien; et que Galien est tombé aussi dans cette apparente contradiction. Mais du moins Galien y échappe en établissant pour le traitement des fractures du membre ipférieur, cette distinction ingénieuse, qu'il faut préférer la position à laquelle les malades sont le plus accoutumés d'après leur profession ■ fléchie, s'ils ont d'habitude les jambes fléchies; étendue, s'ils travaillent les jambes dans l'extension. Paré a copié la règle générale, sans se soucier beaucoup si elle était en contradiction avec ses préceptes spéciaux pour chaque fracture , et en réalité il conserve l'extension complète pour les membres inférieurs; plus tard, au contraire, Fabrice d'Aquapendente, ne traitant que des fractures en général , et pressant les conséquences du principe général de Galien, en est arrivé à recommander la flexion pour presque toutes les fractures des membres, et a été véritablement le prédécesseur et le maître dePercival Pott, qui n'a guère fait que conimenter et développer sa doctrine.
petit faire, parce que telles parties no pcuuent estre enuironnées
Quant à Tindication de la maladie , s'il y a vn vlcere cane, sinueux , et cuniculeux , iettant grande quantité de sanie , il faut commencer à lier et comprimer au fond du sinus, et finir à Torifice de l' vlcere : soit qup le sinus soit en haut, ou en bas, Q]i aux costés : à fin que par ce moyen on expurge la sanie, et qu'on face approcher les paï"ties séparées et distantes^. Car si la sanie demeure sans estre euacuée, elle ronge et corrode les parties , et fait croistre l'vlcere et le rend incurable , et souuent fait carie aux os : parce qu'ils s'allèrent et pourrisseiit, à cause que les humeiirs acf es s'imbibent en leur substance.
Or entre les bandages, les vus sont par eux-mesmes remèdes , comme ceux qui conipignent les choses desiointes et séparées: les autres seruent aux remèdes, comme ceux qui seruent pour tenir les médicaments appropriés aux maladies. Tel baflclagei , dit Hippocrates au conimencementdp la secondesection deV officine du Médecin, ou il se fait git'il appelle Deligqtio operans , ou il est fajt qii'il appelle Deligatio operata.
Quant au premier, pour bien bander, il faut quela bande soit roulée estroitlenient, à fin qu'elle soit mieux entortillée autour de la partie qu'on veut bander , et que le Chirurgien la tienne fermement en sa main. D'auan-r tage en bandant faut prendre garde que les boqts des bandes , et la cous^ ture, ne soient finis sur le lieu dpu- Ipureux , mais au dessus , ou au dessous, ou à costé. Outre-plus il se faut
1 Ce paragraphe manque ^apsles éditions de 1575 et 1519, li a été ajouté ep 1585. ^Beau précepte pour le Chirurgien, — A. P,