CHAPITRE VII
DESCRIPTION DE QVELQVES INSTRV- MENTS SERVANS AVX LVXATIONS.
Auparauant que d'entrer en matière, i'ay voulu te faire peindre ces trois ligatures , pour tenir et tirer les parties luxées.
La première marquée par A. sert à tenir.
La seconde marquée par B. est pour tirer, qui est faite d'vn seul nœud,
La troisième marquée par C. est auec deux nœuds, pour mieux tenir fermement, comme tu vois par ces figures 2.
1 Ce dernier paragraphe manque dans les deux premières éditions, et n'a été ajouté qu'en 1585.
3 On trouve de ces lacqs ou d'analogues Qgurés dans le livre d'Oribasc de Laqueis.
LE QVATORZIIÎME LIVRE,
Plus vn inslniment pour tirer d' vne véhémente force , lors que la main n'est suffisante, qui est fait en manière d'vne petite moufle, marquée D.D. dedans laquelle il y a trois petites roiies, dans lesquelles se met une corde mar-
quée H., et aux extrémités il y a deux crochets , dontl'vn sert pour tenir la dite moufle contre quelque pillier, et l'autre qui est pour tirer le lien qu'on attache à icelle.
Figure de la Moufle
ki — — U
AA Les couuercles desdites boettes.
BB Les boettes qui couurent ladite moufle.
C Vn piton à viz, qu'on pose dans vn pillier de bois, pour attacher l'vn des crochets de la moufle.
F Vn foret duquel on perce le pillier, pour insérer ledit piton, comme tu vois • parceste figure.
1 Nul autre auteur avant Paré n'avait indiqué la moufle pour servir à la réduction des luxations. Mais d'ailleurs il en revendi-
En lieu de la Moufle, aucuns praticiens vsent de cesl instrument nommé Maniuelle^ dont la pointe est faite en manière de foret ou d'vne tairiere , qu'on attache contre vn pillier ou soliue de bois : dans laquelle maniuello y a vne viz, qui en son extrémité
que formellement lui-même la première idée par ces mots 7iostre moufle qu'il répète en divers endroits. Voyez p, 302,395, 398, etc.
JJRS LV
a vn crochet , là où on attache vn lien, et par le moyen de la clef, ladite viz tourne dans vne escrouë^: et par icelle est tiré le lien tant et sipeu qu'il est requis pour réduire l'os en sa boëtte.
Figure de la Maniuelle
A présent nous poursuiurous les deloiieures particulièrement , commençans à la mandibule inférieure, et finirons à l'extrémité des doigts des pieds.
• Gersdorf avait employé le premier la vis pour exercer l'extension sur le bras préalablement assujetti sur son ambi ou son fou (voyez mon Introduction, p. ccvj) , mais il la faisait agir sur l'arabi même , et par un mécanisme tout différent de celui-ci. Celle manivelle paraît avoir été inventée par Paré vers 16G3; elle est figurée dans ses Dix limes de chirurgie , folio 229; (il luijjdonQait alors le nom de Tiroir.
ATIONS. • 357