‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 216 sur 482 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

DE LA LVXATION FAITE EiV LA P.\RTIE SVPERIEVRE DE l'eSPAVLE ^

Il se fait aussi quelquesfois luxation à la supérieure partie de l'espaule. Le signe de cesle deloiieure est, que l'on Irouue la teste de l'os du haut du bras ioignant le dessous de la furcule, et cauilé sous l'aisselle : et le coude plus fort esloigné des costes que lors qUe la luxation est faite en la partie inférieure , et semblablement impotence du bras.

Pour réduire telle luxation, faut que le chirurgien mette son espaule sous le coude du malade, et qu'il la hausse contre-mont ^ et à l'instant qu'il presse ou face presser et pousser par vn seruiteur la teste de l'os dans sa cauité.

Autre manière : il faut faire coucher le malade à la renuerse sur vne table ou à terre, et qu'vn seruiteur tire le bras, et le chirurgien de ses mains poussera l'os en sa place.

Apres la réduction faite, on y procédera comme nous auons dit es autres liixatiohs^, sçauoir, qu'on mettra les compresses où l'os esloit forjelté, conduisant la ligature comme auons cy-deuaut enseigné.

1 L'édition de 157f» porte ici en la partie anlerieurc.

^ Ces mots, ès auire.i luxations, ne datent que (le l'édition de 1585; on lisait auparavant : comme itoiia avons dit de la luxation à In partie postérieure.

r.Iî QVATORZncME LIVRIv,

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