‹ Œuvres complètes d'Ambroise Paré [electronic resource]Chapitre 229 sur 482 · LA MANIERE DE BEDVIUE LA LVXATION DE LA CVISSE FAITE EN DEVANT · texte numérisé non relu

LA MANIERE DE BEDVIUE LA LVXATION DE LA CVISSE FAITE EN DEVANT

Si la luxation est faite en deuant, fautsituer le malade sur le costé sain, et le lier ainsi qu'auons dit. Puis le chirurgien mettra vne compresse dessus la teste de l'os qui fait eminence , aquelle sera tenue fermement par vn seruiteur. Puis ayant fait l'extension suffisante , le chirurgien auec la main poussera la teste de l'os en sa boëtte : et si la main n'est assez forte, la poussera auec le genoiiil , tant qu'elle soit réduite : et estant réduite, sera traitée et bandée ainsi qu'auons enseigné cy dessus.

du moufle appliqué à la réduction des luxations, et il s'en attribue nettement ici la possession, nostrc rnoiijle. Mais, sans parler des machines à treuil des anciens, les modernesavaient aussi imaginé des moyens de traction plus puissants que l'extension par la main des aides. Guy de Chauliac fixait le plein d'une serviette au-dessus du genou, en rattachait les deux bouts à un pilier solidement implanté sur la table même où l'on couchait le patient, et, à l'aide d'un levier ou cheville introduit entre les bouts de la serviette, et qui servait à la tordre, il étendait le membre avec une grande force. Ce qu'il y a d'obscur dans la description de Guy est éclairé par la glose de Dalechamps. Celui-ci nous rapporte un autre procédé encore :

« y^ucuns font tourner les posieaiix (ce que Guy appelle les piliers) auec deux barres passées au irauers, mènent les bouts des loilailes (les draps ou serviettes) dans vn des perlais où passent les barres, à fin que la barre, remise en son trou, les tienne fermea ■ puis tournent le postcau, cl font ainsi l'extension. — Chirurgie franroiie, p. 880.

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