DE LA LIPPITVDE ET CHASSIE
Il y en a quelques-vnsquiont tousiours les yeux mouillés d'vn humeur
1 Liu. 2. chap. 4. Irak. .3. — A. P.
^ Il n'est pas toujours facile d'indiquer la source où a puisé notre auteur; ainsi on ne s'imaginerait guère retrouver ce cliapitre presque tout entier dans les annotations de Dalechampssurun chapitre de Paul d'Égine, intitulé. La manière d'inciser la peau de lu te.ste, dicte des Grecs, rr£f.t(jxu<pio-/jLo;. — Voyez Cliir. française , p. 34 L'auteur original est ici Ccise , dont Dalechamps donne la traduction.
E CHIRVUCIE.
subtil, acre et chaud, qui leur cause vne perpétuelle aspérité, et pour peu de chose il suruient inflammation, et quelquesfois lippilude ou chassie, et enfin eraillement des yeux. Or lippitude n'est autre chose qu'vne ordure blanche qui leur sort des yeux , et quelquesfois lient les paupières jointes ensemble, et tourmente le malade toute sa vie : loutesfois à d'aucuns ce mai est curable, et quelquesfois du tout incurable.
Premièrement la curalion est inutile à ceux qui ont ce mal d'enfance : car nécessairement il leur dure iusques à la mort.
Semblablement, ceux qui ont grosses lestes pleines d'humeurs en guarissent difficilement 1 : quelquesfois la fluxion se fait par les veines extérieures, et autres fois par les intérieures , et quelquesfois par toutes deux.
Et si la fluxion se fait par les vaisseaux intérieurs, est incurable ou difflcile à guarir : si par les extérieurs , il y a espérance de guarison , en faisant les choses vniuerselles : puis raser toute la teste, et appliquer medicamens astringents à On de reserrer les veines, comme l'emplastre contra rupturam.
Seront aussi appliquées ventouses, en faisant frictions par derrière : l'on pourra appliquer vn selon s'il est besoin. Et pour les remèdes topiques, on vsera du collyre d'eau rose et de vitriol en petite quantité. Aucuns appliquent vn cautère actuel au sommet de la teste , à fin d'arrester la fluxion : ce que ie loue grandement 2.
' Corn. Ceisus. — A. P.
2 Tout ce qui précède, à l'exception du séton, se retrouve dans Dalechamps, et Paré, dans toutes les éditions revues par lui-même , semblait se borner au rrtie de compilateur. Ce n'est que dans la première édition posthume, publiée huit ans après sa
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