DV PROGNOSTIC DES VLCERES DES REINS, ET DE LA VESSIE
Les vlceres des reins sont plustost guéries que celles de la vessie, d'autant qu'ils sont charnus, et la vessie exangue, membraneuse, nerueuse, et plus sensible.
• En lisdnt dfe suite toute cette phrase, on s'aperçoit qu'il y à Un que de trop. Je n'ai cependant rien voulu changer au texte , qui se lit de raôme dans toutes les éditions comtilètes; mais je vais rétablir la phrase, d'après l'édition de 15G4, en laissant ert italique les mots supprimés : on verra ainsi d'où vient le que surabondant.
» La sanie qui sort de l'vlcere de la vessie est fort fétide, d'autanl qu'elle est de substance nerueuse, et que la matière ne peut estre Suppures et cuitle cofnme elle est en vne partie cliurneusc , ce qu'on voit en celle des reins : et aussi qu'en la iettant , etc. »
^ Reproduction littérale du chapitre 7 du liu. de la suppression d'vrine, de 1564.
; nHIRVRGIE. 5o7
L'vlcere qui est au fond de la téssié est iricufable, ou fort diftlcile à ciirer, à cause qu'elle est nerueuse, et que l'vrine qui descend et y demeure, pbint et mordique, dont augmente tousiours l'vlcere, tellement qu'elle ne peut estre glutinée qu'à grande peine : car iamais l'vrine ne pénl estre du tout euacuée : et le reste qui est laissé esteschaufféparl'intemperature de la vessie, et parce aussi qu'elle se dilate et se resserre selon l'vrine qu'elle contient. Qu'il soit Vrày, nous voyons aux suppressions d'icelle ietter vne pinte d'vrine à vn coup.
Quand les vlceres sont en la vessie, et que les cuisses du malade maigrissent et tombent en atrophié, c'est signe de mort prochaine.
Si les vlceres ne sont tbst guéries tant d vne partie que d'autre, demeurent incurables.
Si la sanie vient des parties supérieures , comme des bras, ainsi qu'àuons dit, ou des poulmons, du foye ou ralélle, sera conneu, à cause que telles parties oUt ësté premièrement blessées.