CHAPITRE LXV
DE LA CVRK DE STRANOVRIE'.
Pareille indication doit estre suuie pour les remèdes de la strangurie : à sçauoir, tirant iceux de la variété des causes dont elle est faite. Car comme ainsi soit que toute intempérie peut causer strangurie, comme escrit Galien sur l'Aph.15. de la section 3 : certes selon que sera le vice d'intemperature, selon cela nous vserons de fomentations contraires : comme si elle est froide, nous estuuerons les parties honteuses de décoction de mauues , roses, origan, calaraent, et semblables : puis les oindrons d'huile laurin, de castoreum, et d'autres de pareil effet : commanderons au malade de boire de bon vin, et iceluy pur :
comme aussi quand la strangurie sera excitée par obstruction de quelque humeur, et sans froid , sans pléthore. Mais si elle vient de quelque inflammation auec pléthore , nous la guarirons par la saignée, comme note Galien sur l'Aphor. 48. de la sect. 7. Au reste, si tel mal vient d'obslruction de quelque chose, nous y remédierons par diurétiques chauds ou froids , selon la qualité du corps qui fera telle obstruction.
Quant à la dysurie, c'est-à-dire, difficulté d'vrine , nous n'en parlerons point d'auantage , pour autant que les causes et remèdes d'icelle sont mesmes auec l'iscurie , c'est-à-dire ,
« Ce chapitre date de 1575, et termine ce que Paré consacrait dans ce livre aux rétentions d'urine. La partie véritablement chirurgicale de cette question, c'est-à-dire l'histoire des rétrécissements, etc., sera traitée plus loin au Livre de la (irosse verolle.
suppression d'vrine, dont nous auons parlé cy deuant , différant seulement selon le plus ou moins.